« J'ai parfumé ma couche » - Après l'avoir faite plaisante aux yeux et au toucher - voyante et clinquante, moelleuse et douce - la voilà qui la rend plaisante à l'odorat ; le tout pour attiser la convoitise et attirer dans ses bras : soit en l'encensant, comme Donesh chez Jarchi ; soit en aspergeant [186] la tête, les montants et les côtés du lit d'une liqueur faite des aromates qui suivent, pour chasser les mauvaises odeurs - le Targum, la Vulgate, la Septante et toutes les versions orientales traduisent « j'ai aspergé ma couche » ; soit par fumigation, dont on dit que les femmes usaient pour leurs vêtements et leur literie [187]. Même cela, la prostituée le fit,
« de myrrhe, d'aloès et de cinnamome » - Tous odorants et suaves : Horace [188] parle des lits oints de ces personnes ; et de ces aromates on faisait des onguents propres à parfumer le lit de la courtisane. Le cinnamome, les parfums, les onguents et l'encens comptent parmi les marchandises de Babylone - l'Église de Rome (Apocalypse 18:13).
Notes
[186] ytpn « aspersi », Junius & Tremellius, Piscator, Mercerus, Gejerus, Michaelis ; « sparsi », Cocceius, Schultens.
[187] Clement. Alex. Paedagog. l. 2. c. 8.
[188] « Uncta cubilia », Horat. Epod. Ode 12. v. 12.