« Jusqu'à quand, paresseux, resteras-tu couché ? » - Ou « allongé » [136] au lit, à te vautrer dans la mollesse - pendant que la fourmi industrieuse rentre ses provisions, même au clair de lune, comme l'observent les naturalistes [137].
« Quand te lèveras-tu de ton sommeil ? » - Pour vaquer à ton métier légitime, aux devoirs de la religion et aux affaires de la vie ; pour pourvoir honnêtement, aux yeux de tous, à tes besoins et à ceux de ta famille, et avoir de quoi faire du bien aux autres ; en gardant une conscience sans reproche devant Dieu et devant les hommes. Il ne faut pas dormir sa vie, au détriment des affaires d'ici-bas ni des intérêts de l'âme immortelle et de l'état à venir ; il ne faut être paresseux ni dans le temporel ni dans le spirituel. Quelle que soit l'heure convenable pour se réveiller le matin - selon la situation, la santé et le métier de chacun - il est toujours grand temps pour le pécheur de se réveiller du sommeil du péché et de se lever d'entre les morts, et pour le saint somnolent de sortir de sa léthargie et de sa fausse sécurité.
Notes
[136] bkçt « jacebis », Pagninus, Montanus, Vatablus, Junius & Tremellius, Piscator, Mercerus, Gejerus, Michaelis, Schultens.
[137] Aelian. de Animal. l. 2. c. 25. Plin. Nat. Hist. l. 11. c. 30.