Elle se fait des couvertures brodées : pour meubler et orner sa maison, ou pour son lit ; ce qui peut désigner les ordonnances de l'Évangile et la manière convenable, ordonnée et belle dont elles sont administrées, et par lesquelles l'Église est en communion avec son Seigneur (voir Cantique 1:16). La Vulgate traduit « des vêtements de plusieurs couleurs », comme la tunique de Joseph (Genèse 37:3), ce qui, au sens spirituel, s'applique aux vêtements dont on vient de parler et s'accorde avec ce qui précède et ce qui suit ;
elle est vêtue de fin lin et de pourpre : la pourpre de Tyr, qui est la meilleure au dire de Strabon ; ou de la soie pourpre ; ou plutôt du fin lin de cette couleur, tenue digne d'une reine - ce que l'Église est, elle qu'on décrit vêtue de tissu d'or et de broderies (Psaume 45:9,13,14 ; voir Ézéchiel 16:10,13). Ce n'est pas là son vêtement naturel, car elle n'en a par nature aucun qui mérite ce nom ; ni un vêtement de sa fabrication, fait des œuvres de sa propre justice ; ni un vêtement qu'elle a elle-même endossé : c'est celui que le Christ a préparé pour elle et dont il l'habille - un vêtement très précieux, le plus beau de tous, qui la pare admirablement, sa robe de noces, et qui durera toujours (voir Ésaïe 61:10).