Et je n'ai pas appris la sagesse : la sagesse naturelle ou philosophie, pour comprendre la nature des choses et en raisonner philosophiquement ; ni la sagesse politique, pour savoir gouverner les États et conduire les affaires des royaumes ; ni, dans une sphère plus humble, pour mener les affaires de la vie avec quelque avantage particulier ; il n'avait pas reçu une éducation polie ou libérale. Ni la sagesse spirituelle et évangélique ; c'est-à-dire non de lui-même, par la seule force et vigueur de son génie et de sa capacité naturelle, ni des autres ; il n'était pas fils de prophète, ni élevé dans les écoles des prophètes ; il ne l'avait pas apprise, et les hommes ne la lui avaient pas enseignée ; car elle ne s'acquiert pas par l'enseignement humain ; elle vient d'en haut, du ciel, et par la révélation de Dieu ;
ni ne possède la connaissance du Saint ; ou « des saints » ; soit des personnes saintes, telle que l'avaient les saints hommes de Dieu ; soit des saints anges, non de leur nature, de leurs capacités, de leur influence et de leurs opérations, ni telle qu'ils l'ont ; ou plutôt des saintes Personnes de la Trinité, Père, Fils et Esprit ; de leur nature, de leurs modes de subsistance, de leurs perfections, de leurs desseins et choses semblables ; du moins pas une connaissance pleine et complète ; ou des choses saintes, des saintes Écritures et de leurs saintes doctrines ; en tout cas rien de parfait ni de complet. On peut traduire : « mais j'ai la connaissance du Saint » ; bien qu'il n'eût pas l'avantage des lettres humaines et n'eût jamais été sous l'instruction des hommes à aucun titre, et que par conséquent ce qu'il savait, ou allait exposer, lui venait de Dieu. Certains entendent ce verset et Proverbes 30:2 d'Ithiel, ou du Christ, tel que l'estiment les hommes (1 Corinthiens 1:23 ; Jean 7:15).