« La malédiction du Seigneur est dans la maison du méchant » - Le méchant, transgresseur de la loi, est sous sa malédiction ; et tout ce qu'il a - sa maison, ses biens, ses bénédictions mêmes - est malédiction (voir Malachie 2:2 ; Zacharie 5:2-4) ; il est maudit au milieu de sa plus grande abondance, et parfois, d'une fortune plantureuse, le voilà réduit à la misère et au besoin. Aben Ezra interprète : « la malédiction du manque » ; et la Vulgate : « la disette vient du Seigneur », etc.
« mais il bénit la demeure des justes » - Le juste tel qu'on l'a décrit : il est béni lui-même, ayant la justice de Christ qui lui est imputée et ses péchés pardonnés à cause de lui ; et ce qu'il a de biens de ce monde, si peu que ce soit, il l'a avec une bénédiction - et c'est pourquoi cela vaut mieux que les richesses de beaucoup de méchants. Sa maison, ne serait-elle qu'une cabane - c'est le sens du mot [82] - est bénie de la présence de Dieu ; sa famille, ses enfants et ses serviteurs sont bénis, ayant ses instructions et son exemple, surtout quand la grâce de Dieu les rend efficaces. Comme la maison d'Obed-Édom fut bénie à cause de l'arche, la maison du juste l'est : elle est un « béthel », une maison de Dieu, bénie à cause du culte qu'on y rend (voir 2 Samuel 6:11).
Notes
[82] hwn « tugurio », Montanus ; « tugurium, vel casam pastoritiam », Gejerus.