« Ses voies sont des voies agréables » - Les « voies » et les moyens que Christ a pris pour accomplir le salut de son peuple : les uns dans l'éternité - s'engager comme garant pour eux, entrer en alliance avec son Père à leur sujet, prendre en charge leurs personnes, leur grâce et leur gloire ; les autres dans le temps - prendre leur nature, obéir à la loi, souffrir et mourir à leur place, ressusciter, monter au ciel et intercéder pour eux ; les appeler par sa grâce, les revêtir de sa justice, les garder par sa puissance pour le salut, et enfin les introduire dans son royaume et sa gloire. Voies « agréables » : à qui y contemple l'amour de Christ, le succès qui les a accompagnées, la gloire de Dieu qui en résulte, et le salut de son peuple - salut infiniment agréable, conforme à toutes les perfections de Dieu, adapté au cas des pécheurs, plein et complet en lui-même, gratuit pour eux et de durée éternelle : c'est lui qui rend Christ si doux aux âmes, et l'Évangile avec lui. Ou bien il s'agit des voies que Christ a prescrites à ceux qui le suivent : lui-même, la voie principale et la seule qui mène au Père, au ciel et au bonheur ; puis les voies de la foi, de la sainteté et de la vérité, les voies de ses commandements, et toutes les ordonnances de l'Évangile et institutions de la religion - « agréables » quand on y jouit de la présence de Dieu et de Christ, quand le cœur est dilaté par leur amour, quand l'Esprit de Dieu y assiste, qu'on y trouve bonne nourriture et bonne compagnie ; et qui, malgré bien des tribulations, aboutissent au plaisir éternel.
« et tous ses sentiers sont la paix » - Les « sentiers » que Christ a suivis pour procurer la paix à son peuple : il a paru au conseil de paix et y a pris part ; il est entré dans une alliance de paix avec son Père ; il a pris la nature des siens pour être leur pacificateur ; il a porté le châtiment de leur paix ; il l'a obtenue par le sang de sa croix ; il envoie ses ministres la publier, et son Esprit dans le cœur des hommes pour les réconcilier avec ce chemin de paix et de salut par lui. Le résultat : une paix honorable est faite pour les pécheurs, et une paix de conscience est goûtée, qui surpasse toute intelligence, découlant du sang, de la justice et du sacrifice de Christ ; et tout aboutit à la paix éternelle dans le monde à venir. De même, tous les « sentiers » où Christ conduit son peuple - la foi, l'obéissance - mènent à la jouissance de la « paix » ici-bas et au-delà : on a beaucoup de paix à croire, et grande est la paix de ceux qui aiment la loi de Dieu et les commandements de Christ et leur obéissent. Ils peuvent connaître bien des troubles intérieurs par moments - péché, tentation, abandon ; s'attirer la malice du monde et en souffrir ; et, trop souvent, se quereller entre eux : malgré tout, ils ont de leur vivant une paix que les autres n'ont pas ; et quand ils meurent, ils s'en vont en paix et entrent dans la paix éternelle. Tout cela est vrai, non des hommes non régénérés, qui ne désirent pas la connaissance de Christ et pour qui il n'y a pas de paix, mais des vrais croyants en lui.