L'homme chargé du sang d'un autre : celui qui répand violemment le sang d'un homme, qui porte la main sur son semblable et lui ôte la vie, contrairement à la loi de Genèse 9:6. Ou : « celui qui est pressé à cause du sang d'un autre » : pressé dans son propre esprit, rempli d'horreur et torturé dans sa conscience à cause du sang innocent qu'il a versé. La lettre daleth du mot Adam est ici plus petite que d'ordinaire ; et Vitringa, sur Ésaïe 34:6, observe que le mot signifie un homme rouge de sang, opprimé dans sa conscience et abaissé par Dieu, ce dont cette lettre menue serait le symbole ; et il pense qu'on peut l'appliquer à Édom ou à Rome. Ou bien il s'agit d'un homme pressé, poursuivi et serré de près par le vengeur du sang ;
fuit jusqu'à la fosse : qu'on ne l'arrête pas, qu'on ne le soutienne ni ne l'aide. Quand un tel meurtrier fuit et qu'il est poursuivi, et que sans y prendre garde il tombe dans une fosse ou risque d'y tomber, que nul ne l'en avertisse ni ne l'en tire ; ou s'il fuit dans une fosse pour s'y cacher, que nul ne le retienne ni ne l'y garde, ni ne souffre qu'il demeure dans une telle cachette, mais qu'on le découvre et qu'on l'en arrache ; ou, s'il est fugitif et errant tous ses jours, comme Caïn, le meurtrier de son frère, jusqu'à ce qu'il arrive à la fosse du tombeau, que nul ne lui prête ni appui ni subsistance.