Celui qui creuse une fosse y tombe : celui qui machine le mal contre autrui, ce mal retombera sur lui-même. L'image est celle des fosses qu'on creuse pour prendre les bêtes sauvages et qu'on recouvre légèrement de terre, et où les chasseurs eux-mêmes tombent parfois par mégarde. Le passage semble tiré du Psaume 7:15,16.
Et la pierre revient sur celui qui la roule : celui qui roule une pierre vers le haut, s'il n'y prend garde, la verra revenir et retomber lourdement sur lui. Ainsi le mal auquel le méchant travaille de toutes ses forces, comme on travaille à creuser une fosse ou à rouler une pierre, finit avec le temps par retomber sur lui-même ; de la mesure dont il a mesuré aux autres, il lui est mesuré. Jarchi mentionne une haggada, une explication, qui illustre ce passage par le cas d'Abimélec, qui tua soixante-dix personnes sur une seule pierre et fut lui-même tué par un morceau de meule qu'on lui lança (Juges 9:18,53). Cela peut rappeler la fable de Sisyphe, condamné aux enfers à rouler une grosse pierre jusqu'au sommet d'une montagne, laquelle retombait aussitôt sur sa tête et rendait sa peine inutile.