Le paresseux plonge la main dans le plat - pour la tenir au chaud ; la note de Jarchi est :
« il met la main dans un bassin chaud, à cause du froid » ;
car le mot employé pour « plat » désigne parfois un pot ou un bassin. Ou bien il la cache sous son bras, comme d'autres traduisent, ne se souciant pas de s'en servir pour travailler ; ou il la dissimule dans son sein, prétextant quelque faiblesse ou quelque douleur qui l'empêche de travailler (voir Proverbes 19:24) ;
il trouve pénible de la ramener à sa bouche : de la sortir de dessous son bras, ou de son sein, ou même du plat où est sa nourriture - expression hyperbolique, qui peint sa paresse extrême ; et un tel homme ne devrait pas manger, mais mourir de faim. On peut traduire : « il est las » ; c'est pour lui une « fatigue » ; c'est même un travail trop grand pour lui que de se nourrir, tant sa paresse est grande. Et telle est la paresse des hommes charnels : c'est pour eux une fatigue que d'écouter la Parole et d'assister aux ordonnances, ou de lever les mains vers Dieu dans la prière, ou d'employer quelque moyen que ce soit pour recevoir la nourriture de leur âme ; prier, écouter et lire leur sont un fardeau. Et c'est pourquoi il est bien juste que Dieu leur envoie une famine de la Parole et leur retire tout appui de pain et d'eau.