Une bonne réputation est préférable à de grandes richesses. Le mot « bonne » n'est pas dans le texte, mais il est justement suppléé, comme le font le Targum, la Septante et la Vulgate ; car ce n'est pas n'importe quelle réputation qui vaut mieux que la richesse, ni une réputation auprès de n'importe qui : avoir bon renom auprès de certains tourne à la honte d'un homme plutôt qu'à son honneur. Mais une bonne réputation auprès des gens de bien, un nom dans la maison de Dieu, qui vaut mieux que des fils et des filles ; un nom nouveau, le nom des enfants de Dieu, que nul ne connaît sinon celui qui le reçoit : celui-là est préférable à toutes les richesses ; on ne peut se l'acheter, et il demeure là où elles ne sont pas ou lorsqu'elles sont perdues (voir Ecclésiaste 7:1).
Et la faveur vaut mieux que l'argent et l'or : la faveur de Dieu et des hommes, et surtout celle de Dieu, dont la bonté vaut mieux que la vie et que tout ce qu'elle contient. On peut aussi traduire : « la grâce vaut mieux que l'argent et l'or » - la grâce de Dieu par le Christ, la grâce du Christ, en qui habite toute la plénitude de la grâce, la grâce de l'Esprit du Christ ; la foi est plus précieuse que l'or périssable ; et si un homme donnait tous les biens de sa maison pour l'amour, on les mépriserait : l'Esprit et sa grâce ne s'achètent pas à prix d'argent.