« Il garde les sentiers du droit » - C'est le Seigneur qui les garde : il fait lui-même ce qui est juste et droit, dans le cours de sa providence et dans les voies de sa grâce ; et comme il conduit les pas de son peuple sur les chemins de la justice et de la sainteté, il les y maintient et les empêche d'en sortir. On peut aussi traduire : « pour garder les sentiers du droit » [40], ce qui exprime alors le but, le fruit et l'effet de sa protection (Proverbes 2:7) : il est leur bouclier, soit pour les tenir sur les bons chemins où ils doivent marcher, soit pour qu'ils s'appliquent à les observer et continuent d'y marcher sans y trébucher ni s'en écarter.
« et il protège la voie de ses fidèles » - Ceux envers qui il a été bon et généreux ; ou ceux qui ont été miséricordieux, généreux et larges envers les autres : ayant eux-mêmes reçu la grâce de Dieu, ils sont utiles aux hommes ; le Targum les appelle « les justes ». Ceux-là, le Seigneur les préserve par sa puissance et sa grâce, sur le chemin où il les a conduits - qui est son propre chemin - en sûreté jusqu'à son royaume et sa gloire ; car aucun de ses fidèles, de ses saints et de ses justes, ne périra jamais : le chemin où il les dirige et où il les garde mène à la vie éternelle (voir 1 Samuel 2:9).
Notes
[40] rxnl « ad custodiendum », Pagninus, Montanus ; « ad servandum », Baynus, Schultens.