Un cœur joyeux est un bon remède : il fait du bien au corps et le rend sain et vigoureux. La gaieté de l'âme a une grande influence sur le corps et contribue beaucoup à sa santé et à son bien-être (voir Ecclésiaste 9:7-9) ; et surtout un cœur plein de joie spirituelle, de paix de la conscience venue du sang du Christ, de joie dans le Saint-Esprit, de joie en Jésus-Christ et en sa justice, et d'espérance de la gloire de Dieu : tout cela agit fortement jusque sur l'homme extérieur. Ou : « un cœur joyeux fait un bon remède » ; il est un remède à lui seul : il relève les esprits, ranime le corps et le rend propre au service et au travail. Ou : « il fait du bien au remède » : il fait que celui-ci agit doucement et efficacement. Ou, comme dit Jarchi, il fait le visage serein - sens que Schultens approuve et confirme par l'usage du mot en arabe.
Mais un esprit abattu dessèche les os : un esprit brisé par le chagrin, spirituel ou temporel ; en affaiblissant les nerfs, il dessèche la moelle des os, épuise le corps et le réduit à l'état de squelette. La joie ou la peine de l'esprit, ces passions de l'âme, ont une très grande influence sur le corps, pour son bien comme pour son mal.