Qui donne le jour à un insensé s'en afflige : c'est ce qui arrive en fin de compte ; il s'était réjoui de la naissance d'un fils, il avait fait ses délices de lui pendant sa petite enfance et s'était promis beaucoup de bonheur quand il aurait l'âge de raison ; mais au lieu de cela, le fils s'écarte des principes où on l'a élevé, méprise tous les conseils et tous les avis de ses parents, et se jette dans tous les excès du péché et de la folie - ce qui brise le cœur de parents pieux et religieux. Car il ne s'agit pas ici d'un simple d'esprit, mais d'un fils méchant, engagé dans de mauvaises voies.
Et le père d'un insensé n'a pas de joie : aucune joie en son fils, mais du chagrin, et à peine quelque plaisir en quoi que ce soit d'autre ; le souci que son fils lui donne lui gâte tout ce qu'il possède, si bien qu'il ne peut goûter aucune satisfaction ni aucun agrément de la vie ; l'inquiétude que lui cause son fils occupe toutes ses pensées et l'empêche de jouir du bonheur dont il jouirait sans cela.