Une réprimande fait plus d'impression sur l'homme intelligent : une seule réprimande verbale, donnée avec douceur, bonté et discernement, non seulement entre dans l'oreille d'un homme sage et intelligent, mais dans son cœur ; elle descend en lui, selon le sens du mot ; elle s'enfonce profondément dans son esprit, pénètre dans son cœur et perce sa conscience, et l'amène aisément à s'humilier, à confesser sa faute et à se corriger. Ou : « la réprimande fait plus d'effroi à l'homme sage », comme l'interprète Jarchi et comme traduit la version de Zurich ; elle l'impressionne davantage : un seul mot, entrant plus facilement en lui, fait plus d'effet
que cent coups sur l'insensé ; ou : « que si l'on frappait cent fois l'insensé ». Un mot dit à un homme sage vaut plus que cent coups donnés à un insensé, et le corrigera plus vite ; un mot pénètre là où un coup ne pénètre pas : les coups n'atteignent que le dos de l'insensé, non son cœur ; toutes les corrections qu'on lui inflige ne le rendent pas meilleur ; son cœur n'en est ni touché ni humilié, ni amené au sentiment ni à l'aveu de son péché, et il ne s'amende en rien. Ou bien : une seule réprimande faite à un homme sage sert plus que cent réprimandes faites à un insensé - réprimandes parfois exprimées par l'image des coups : « que le juste me frappe », etc. (Psaume 141:5).