Une correction sévère attend celui qui abandonne le chemin : le bon chemin, le chemin de Dieu, celui de ses commandements ; la Vulgate traduit « le chemin de la vie », qui est le même que le chemin de la justice, dont les apostats se détournent après l'avoir connu et y avoir marché (voir 2 Pierre 2:15,21). Et ceux-là méritent une correction sévère, le châtiment d'un maître impitoyable, une correction faite dans la colère et la vive indignation ; et quand elle vient, elle leur est fort désagréable, ils se conduisent sous elle comme un jeune taureau qui n'est pas habitué au joug - et pourtant on ne les traite que justement. Ou bien on peut traduire : « il a reçu une mauvaise discipline » ou une mauvaise « instruction », celui qui abandonne le chemin : on n'a pas pris soin de lui comme il fallait, on ne l'a pas instruit convenablement ni corrigé à temps ; si on l'avait fait, il ne se serait pas si facilement écarté du chemin où il devait marcher (voir Proverbes 22:6). Le Targum porte :
« la discipline d'un homme mauvais fait errer sa voie »,
ou le fait s'égarer hors de son chemin.
Et celui qui hait la réprimande mourra : celui qui hait la réprimande de ses parents, de ses maîtres et des serviteurs de la Parole, comme on peut le dire de celui qui la néglige, la rejette et n'y conforme pas sa conduite ; un tel homme, mourant sans repentance et sans foi au Christ, meurt dans ses péchés, et parfois d'une mort honteuse, comme portent la Septante et la version arabe, ou d'une mort prématurée - sans compter qu'il meurt de la seconde mort, la mort éternelle.