La tromperie est dans le cœur de ceux qui machinent le mal : ceux qui, en secret, préparent le malheur de leur prochain dans leur cœur ; qui « labourent » le mal, selon le sens du mot, et sèment la discorde entre les hommes ; et qui, par mille procédés retors et trompeurs, alimentent les querelles et les divisions pour servir quelque bas intérêt. Mais tôt ou tard ils sont eux-mêmes trompés, leurs projets échouent, et il n'en résulte pour eux que dépit et chagrin.
Mais pour ceux qui conseillent la paix, il y a de la joie : ceux qui cherchent le bien d'autrui, qui conseillent la paix, la concorde et l'union, et qui s'efforcent de les faire régner dans leur famille, dans leur voisinage et dans l'Église de Dieu ; s'ils y parviennent, ils en ont de la joie et du bonheur ; sinon, ils ont du moins la satisfaction, dans leur cœur et leur conscience, d'avoir fait ce qui est juste et bon. De tels hommes ont dès maintenant la paix de la conscience, et l'auront éternellement ensuite ; ou, comme dit Aben Ezra, la joie du salut (voir Matthieu 5:9).