Une femme gracieuse conserve l'honneur ; ou : « une femme de grâce », celle qui a la grâce de Dieu dans le cœur et une conduite vertueuse, et qui, par l'une et par l'autre, est aimable et attirante aux yeux de tous ; comme elle reçoit d'eux l'honneur qu'elle mérite, elle le conserve. Le Targum porte :
« une femme gracieuse partage la gloire » ;
c'est-à-dire entre elle et son mari - ce qui rejoint la version arabe :
« une femme gracieuse fait la gloire de son mari. »
Jarchi l'applique à l'assemblée d'Israël ; sa note est :
« l'assemblée d'Israël s'approche sans cesse de la gloire de Dieu et de sa loi » ;
et on peut l'appliquer à la véritable Église du Christ, qui cherche sa gloire et qui conserve l'honneur des doctrines évangéliques, des ordonnances évangéliques, de la discipline évangélique et d'une conduite évangélique - alors que la prostituée, l'Église apostate, en a perdu tout le crédit.
Et les hommes forts conservent la richesse. Certains traduisent : « comme les hommes forts conservent la richesse » : de même qu'ils la gardent, une fois qu'ils l'ont en main, contre tous ceux qui voudraient la leur enlever, parce qu'ils en ont la force, de même la femme gracieuse est jalouse de son honneur, de sa pureté, de sa modestie, de sa sagesse et de sa tenue. Ou bien ces « hommes forts », ou « redoutables et violents », selon le sens du mot, peuvent désigner la bête de Rome et ses partisans, persécuteurs cruels, dont le principal souci est d'amasser les biens et l'argent des autres, et de les garder une fois qu'ils les ont.