« Jusqu'à quand, vous les simples, aimerez-vous la niaiserie ? » - Les choses simples et sottes, conformes à leur caractère : des hommes faibles et simples, aux capacités limitées, à l'intelligence courte. Tels étaient les premiers que Christ a appelés par le ministère de la Parole, et appelés efficacement : des enfants et des nourrissons en comparaison des autres, méprisés par eux comme des illettrés ignorants de la loi (voir Matthieu 11:25 ; Jean 7:49 ; 1 Corinthiens 1:26-27). Mais ça peut viser les Juifs en général, appelés extérieurement par Christ : un peuple simple et sot, attaché à des coutumes et usages absurdes, aux traditions des anciens, amoureux de leur folie et de leurs ténèbres, et préférant y rester plutôt que de venir à la lumière de l'Évangile (Jean 3:19-20).
« et les moqueurs se plairont-ils à la moquerie ? » - À se moquer de Christ, pour la modestie de sa naissance et de son éducation ; de ses disciples et de ceux qui le suivaient ; de ses enseignements et de ses miracles, de ses souffrances et de sa mort.
« et les insensés haïront-ils la connaissance ? » - La connaissance de Christ, et de Dieu en Christ ; la connaissance de l'Évangile et de ses vérités. Ils en haïssaient la lumière et ne voulaient pas y venir, préférant les ténèbres de la loi, et même celles de l'erreur et de l'incrédulité. Ils haïssaient Christ, le maître de la connaissance vraie et utile ; ils haïssaient sa personne, sans raison ; ils le haïssaient dans ses fonctions : Prophète pour les instruire, Prêtre pour être leur propitiation, Roi pour régner sur eux. Voilà quels « insensés » ils étaient - et c'est pourquoi la Sagesse, c'est-à-dire Christ, leur adresse ces remontrances ; remontrances qui montrent à la fois leur obstination dans ces choses et le danger où elle les mettait, la pitié et la compassion de Christ comme homme et comme ministre de la Parole, et la ferveur et l'insistance de sa prédication.