17 à 20 Nouvelle description de l'acharnement des ennemis.
La pensée de la mort qui approche évoque dans l'esprit du psalmiste l'image de ces chiens sauvages qui abondent dans les villes d'Orient, prêts à se jeter sur tout ce qui peut leur servir de pâture (2Rois 9.35). L'impudence de ces animaux fait penser aux injures grossières qu'eut à subir le Sauveur chez Caïphe, puis dans la cour du prétoire, et enfin au Calvaire (Matthieu 26.67 ; 27.27-30, 39-49).
Ils ont percé mes mains et mes pieds. Esaïe 53.5 : Il a été percé à cause de nos péchés et Zacharie 12.10 : Ils regarderont à moi qu'ils ont percé. La leçon que nous avons adoptée doit être celle d'anciens manuscrits hébraïques, de ceux du moins sur lesquels a été faite la traduction des Septante. Le texte hébreu actuel se traduit comme suit : Comme un lion, mes mains, mes pieds. Un léger changement d'une seule lettre hébraïque (caarou devenant caari) suffit pour produire ces deux leçons si différentes. Le texte hébreu que nous venons de reproduire offre un sens peu clair, même si on le complète au moyen d'un verbe sous-entendu.