Quinzième discours
Discours de la Sagesse sur la haute valeur de ses enseignements, sur sa puissance et sur sa préexistence. Dans les chapitres précédents, sauf 1.20-33, l'auteur avait parlé de la sagesse, source unique des biens durables, seule sauvegarde efficace contre les tentations. Ici, revenant à son point de départ, il la fait entrer en scène elle-même et l'on se trouve en face d'une personne pleine d'autorité, qui ne craint pas de parler de sa communion intime et unique avec Dieu et de témoigner d'elle-même. Quatre morceaux :
- introduction, versets 1 à 3
- prix inestimable de la sagesse, qui est la grande dispensatrice des avis prudents, du succès, de l'intelligence, versets 4 à 21
- son rôle préhistorique : elle a été, non seulement le témoin de l'œuvre de la création, mais encore l'auxiliaire de Dieu dans la fondation du monde, versets 22 à 31
- enfin pressante invitation aux auditeurs à suivre ses conseils, s'ils veulent vraiment être heureux, versets 32 à 36.
La Sagesse ne crie-t-elle pas ? Cette forme interrogative, est, en hébreu, un moyen d'affirmer fortement. La folie n'est pas la seule à appeler sur les rues. En face de la suprême erreur, qui plonge dans la mort, voici la suprême vérité, qui élève à la vie. Et la sagesse ne parle pas à voix basse et dans les ténèbres !