« Au crépuscule, au déclin du jour, au cœur de la nuit noire » - L'heure habituelle des adultères pour leurs œuvres de ténèbres, qu'ils croient ainsi cacher - eux-mêmes ne tenant pas à ce qu'elles soient vues et connues (Job 24:15) : leurs œuvres ne supportent ni le soleil ni le grand jour ; ils prennent donc le crépuscule, après le coucher du soleil ; et ils choisissent la nuit - et pas les nuits claires : les plus noires et les plus sombres, les plus propices à leur dessein, les plus sûres pour trouver des prostituées et échapper aux regards des voisins - mais jamais à celui du Dieu omniscient, pour qui les ténèbres et la lumière sont pareilles. Ces mots successifs peuvent marquer les étapes du trajet du jeune homme : quand il quitta sa maison ou celle de son père, c'était le « crépuscule », le soleil déclinait ; à bonne distance, le soleil se coucha, ce fut le « soir » ; et en arrivant près de la maison de la prostituée, c'était la « nuit noire ». On peut y voir la croissance graduelle du papisme : d'abord un « crépuscule », un déclin de la pureté de la lumière évangélique ; puis le soleil de l'Évangile s'est couché, amenant le « soir » ; et cela a fini dans l'épaisse « obscurité » du papisme, figurée par l'état d'Église de Thyatire, comme on l'a dit. Depuis, l'« étoile du matin » de la Réforme a paru ; mais elle s'est obscurcie, nous voilà de nouveau dans un entre-deux - ni jour ni nuit pour l'heure, mais une nuit noire qui approche à grands pas ; et il est facile de voir combien, comme ce jeune sot, marchent d'un pas avantageux vers la maison de la prostituée - glissent vers le papisme, qu'ils le veuillent ou non.