« Il m'instruisait alors et me disait » - Le Targum : « ils m'instruisaient », son père et sa mère ; de même la Septante : « qui me parlaient et m'instruisaient » ; et la version arabe : « tous deux m'instruisaient et me disaient ». Mais l'hébreu est au singulier et vise le père. David l'instruisit tout jeune, puis lui donna encore des instructions plus âgé, peu avant sa propre mort (voir 1 Chroniques 28:8-9 ; 29:1) ; il l'instruisit par les psaumes qu'il écrivit - dont certains sont appelés « maskil », instructifs ; deux, en particulier, furent écrits pour lui : le soixante-douzième et le cent vingt-septième ; et il l'instruisit par les paroles qui suivent. Jusqu'où vont les paroles de David ? On n'est pas d'accord : certains les arrêtent au verset 5, d'autres au verset 6, d'autres au verset 9 - les paroles de Salomon reprenant au verset 10 ; certains veulent qu'elles couvrent tout le chapitre, ce qui est peu probable ; d'autres même que tout le reste du livre soit de David, ce qu'on ne peut absolument pas admettre. Le plus vraisemblable, à mon sens, est qu'elles s'arrêtent au verset 6, et au plus tard au verset 9.
« que ton cœur retienne mes paroles » - Dit David à son fils : les instructions données de vive voix sur sa conduite morale, sur les choses politiques et le gouvernement du peuple, et surtout celles qui touchaient au salut éternel de son âme - à la Sagesse, c'est-à-dire Christ, et à la connaissance des choses divines et spirituelles. Il voulait qu'il les serre dans son cœur et les y garde comme un riche trésor, où puiser en toute occasion.
« garde mes commandements, et tu vivras » - Commandements qui pouvaient le concerner dans sa vie privée comme dans sa charge publique, au religieux comme au politique : comment se conduire en homme, en roi, en homme craignant Dieu ; et aussi les ordres reçus pour la construction du temple et l'établissement du culte de Dieu. En les observant, il vivrait heureusement, honorablement, et jusqu'à un bel âge.