Le charme est trompeur et la beauté est vaine : un visage agréable, une allure gracieuse, des traits harmonieux, la beauté naturelle comme l'artificielle, tout cela est vain et trompeur. Souvent ces dehors cachent un caractère odieux et un esprit tordu ; et l'on n'y trouve jamais le plaisir et la satisfaction qu'ils promettent. Et puis, comme tout cela se fane et disparaît vite : une maladie suffit, sans parler de la vieillesse, et à la fin de la mort !
C'est ainsi que sont vains et trompeurs le charme et la beauté, tous les fards de Jézabel, cette prostituée de Rome : ses parures et ses ornements de courtisane, la pompe tapageuse de son culte et de ses lieux de culte (voir Apocalypse 17:4). Jarchi, lui, l'interprète de la grandeur et de l'éclat des rois des nations ;
mais la femme qui craint le Seigneur, c'est elle qu'il faut louer : n'importe qui, homme ou femme, qui craint le Seigneur ; ou l'ensemble de ces personnes, une communauté qui en est faite, comme la vraie Église du Christ. Ce sont ceux qui ont dans le cœur la grâce de la crainte de Dieu, laquelle est le commencement de la sagesse et englobe tout le culte religieux, intérieur et extérieur, privé et public. Ceux-là sont remarqués du Seigneur et lui sont d'un grand prix ; il a l'œil sur eux, sa main leur donne beaucoup de grâce, il les comble ici-bas de bienfaits, leur fait un grand honneur et leur réserve un grand bien.