Celui qui donne au pauvre ne manquera de rien : celui qui lui fait l'aumône, le soulage dans sa détresse, lui fournit de l'argent, des vivres ou des vêtements, et le fait de bon cœur, largement et libéralement, selon les besoins ; un tel homme ne manquera d'aucun bien : il ne sera pas plus pauvre de ce qu'il donne, il ne s'en apercevra pas et son bien n'en sera pas diminué ; il ne tombera ni dans la pauvreté ni dans le besoin, et même il s'enrichira et son bien s'accroîtra - car il y a plus dans ce verset qu'il n'est dit expressément. Jarchi interprète cela d'un homme sage qui ne retient pas son enseignement d'un disciple, mais le lui donne libéralement ;
mais celui qui ferme les yeux - sur le pauvre, ajoutent le Targum et la version syriaque ; celui qui ne veut ni voir sa personne, ni ses misères, ni connaître son cas, de peur que son cœur ne s'attendrisse et qu'on ne lui tire quelque chose (voir Ésaïe 58:7) -
celui-là sera chargé de malédictions : non seulement de celles du pauvre contre qui il s'endurcit, mais de celles des autres, qui remarquent son avarice misérable ; et de celle du Seigneur lui-même, qui a de telles gens en horreur, maudit dès à présent jusqu'à leurs bénédictions, et leur dira un jour de s'éloigner de lui comme des maudits.