Applique-toi à connaître l'état de ton bétail : dans quelle condition il est, s'il se porte bien, s'il est gras et fécond, quel pâturage il a, s'il ne manque de rien de ce qui lui convient et qu'on puisse lui procurer ; et connais aussi son nombre. Le métier de berger est ici nommé en particulier parce qu'il est estimable, honorable, innocent et utile ; mais il faut apporter la même application à tout autre métier et à toute autre occupation, afin de pourvoir à soi et aux siens. Le texte hébreu porte « le visage de ton bétail » : peut-être y a-t-il là une allusion à la connaissance exacte et détaillée que certains bergers fort soigneux ont de leurs bêtes, au point de reconnaître chacune d'elles (voir Jean 10:3). La Septante traduit « les âmes de ton troupeau », comme s'il s'agissait d'une leçon pour les pasteurs spirituels ; et il est certain que, si c'est le devoir des bergers ordinaires d'être attentifs à leurs brebis et de faire tout ce que leur charge exige, c'est à plus forte raison le devoir des pasteurs des Églises de prendre garde au troupeau de Dieu qui leur est confié, d'en examiner l'état et la condition, d'y pourvoir et de le nourrir de connaissance et d'intelligence (Actes 20:28) ;
donne tes soins à tes troupeaux ; ou : « mets-y ton cœur » : montre-leur un attachement sincère et prends grand soin qu'ils aient tout ce qu'il leur faut - ce qui tourne d'ailleurs au profit du maître autant qu'au leur.