Le fer aiguise le fer : une épée ou un couteau de fer s'aiguise par lui ; c'est ainsi que les bouchers aiguisent leurs couteaux ;
ainsi un homme aiguise le visage de son ami par la conversation. C'est ainsi que les savants aiguisent l'esprit les uns des autres et s'excitent mutuellement aux études ; et que les chrétiens aiguisent les grâces les uns des autres, ou s'excitent mutuellement à les mettre en œuvre et à user des dons qui leur ont été accordés, à l'amour et aux bonnes œuvres. Ainsi Jarchi et Guershom l'entendent de l'esprit des hommes qui s'aiguise à l'étude de la doctrine ; mais Aben Ezra le prend en mauvaise part : de même que le fer frappe le fer et l'aiguise, l'homme emporté irrite et provoque la colère d'un autre. Certains traduisent : « comme le fer se réjouit du fer, ainsi un homme réjouit le visage de son ami », par sa compagnie et sa conversation.