Ôte le méchant de devant le roi : les ministres et les conseillers méchants ; ils sont la « scorie », inutiles et sans valeur, et même nuisibles et pernicieux. Le roi est « l'orfèvre », pour qui le vase est fait ; le royaume est le vase d'argent que l'on affine, et qui gagne beaucoup à ce que les méchants soient écartés de la cour et du conseil privé des rois ; comme le roi lui-même en est plus heureux et son trône plus ferme et plus assuré, comme le dit la suite :
et son trône s'affermira par la justice, qu'il exercera une fois écartés les ministres pervers qui lui conseillaient des mesures injustes, et remplacés par d'autres qui le poussent à rendre la justice ; ce qui affermit son trône et l'y fait siéger solidement, alors qu'auparavant il chancelait et qu'il risquait fort d'en être renversé.