De peur que le Seigneur ne le voie et n'en soit mécontent - lui qui voit toutes choses, non seulement les actes extérieurs mais le cœur et ses mouvements intérieurs ; et quoique les hommes puissent cacher aux autres le plaisir qu'ils prennent au malheur d'un ennemi, ils ne peuvent le cacher au Seigneur. Cela n'est pas dit comme une chose douteuse, mais comme une chose certaine ; et le Seigneur ne fait pas que le voir : il le remarque, et à tel point qu'il le désapprouve et le montre par ce qui suit :
et qu'il ne détourne de lui sa colère : qu'il n'en retire les effets, ne relève cet ennemi de son état de chute et de détresse et ne le rétablisse dans sa prospérité première ; et non seulement cela, mais qu'il ne la tourne contre toi, comme Guershom complète les mots, et non sans raison ; en sorte qu'il y aurait un renversement soudain et étrange de situation : toi qui te réjouissais du malheur de ton ennemi, tu tomberais dans le même, et lui en serait délivré - ce qui serait une double affliction pour un tel homme. Ainsi, en se réjouissant du malheur d'un ennemi, on fait du bien à son ennemi et du mal à soi-même (voir Proverbes 17:5).