Celui qui aime le plaisir sera pauvre ; ou : le « divertissement » et l'amusement - musique et danse, cartes et dés, chasse et fauconnerie, et autres jouissances des sens. L'homme qui s'y adonne et y consacre son temps et son argent risque fort d'être pauvre, et il l'est en général en fin de compte.
Celui qui aime le vin et l'huile ne s'enrichira pas : c'est-à-dire celui qui les aime sans mesure, car avec modération on peut les aimer et en user. Le « vin » et l'« huile » sont mis pour la vie fastueuse, les repas somptueux et les réceptions coûteuses, qui, si l'on s'y adonne, ne permettent pas à un homme de s'enrichir. Le sens est qu'un gourmand, un homme qui fait de son ventre son dieu, à la fois buveur et goinfre, qui s'abandonne à la bonne chère, réduit à la longue son bien et laisse peu de chose à son héritier. Et cela vaut pour les choses spirituelles autant que pour les choses temporelles : ceux qui s'adonnent aux plaisirs charnels et à la satisfaction de leurs appétits sensuels sont pauvres, et non riches, dans les choses spirituelles.