C'est une joie pour le juste de pratiquer la justice : il le fait avec plaisir ; il fait ses délices de la loi de Dieu selon l'homme intérieur, et il trouve beaucoup de paix intérieure et de joie dans le Saint-Esprit à l'observer et à en accomplir les commandements, qui sont saints, justes et bons. Bien plus, il lui est agréable de voir la justice rendue par d'autres : par les particuliers dans leurs affaires entre eux, et surtout par les juges qui appliquent les lois comme leur charge l'exige, ce dont il résulte beaucoup de bien pour le pays en général et pour chacun en particulier.
Mais elle est la ruine de ceux qui font le mal : ceux qui font métier de pécher, dont toute la vie est une suite ininterrompue de péchés et d'iniquités, qui se donnent beaucoup de peine pour pécher et y sont constants ; la ruine éternelle est dans leurs voies et y conduit. Ou : « la terreur » sera pour eux ; terreur de l'esprit dès maintenant, par moments - au rebours de la joie et de la paix que l'homme de bien éprouve -, et effroi horrible à la mort et pour l'éternité. Ou encore : comme c'est une joie pour le juste de voir la justice publique rendue et les bonnes lois appliquées, c'est une terreur pour ceux qui font le mal (Romains 13:3).