Quand le moqueur est puni - soit directement par la main de Dieu, soit par le magistrat ; celui qui raille Dieu, blasphème le Très-Haut, se moque de toute religion, méprise l'autorité et parle mal des dignités -
le naïf devient sage : lui qui est faible et sot, facile à entraîner au mal, mais non encore endurci dans l'impiété, et ouvert au reproche et à la conviction ; il remarque le châtiment des moqueurs, en tire la leçon et se conduit désormais plus sagement et plus prudemment (voir Proverbes 19:25).
Et quand on instruit le sage - par d'autres, plus sages que lui ; par les serviteurs de l'Évangile ; par la lecture et l'écoute de la Parole de Dieu et par les écrits des gens de bien ; ou par les corrections et les châtiments -
il en reçoit de la connaissance : le sage en reçoit, il prête attention à l'instruction qu'on lui donne et s'accroît en connaissance. Ou plutôt : le naïf en tire de la connaissance, en profitant des instructions données aux sages ; il apprend par elles autant que par celles qu'on lui donne à lui-même. Certains traduisent : « quand le sage prospère, il reçoit de la connaissance », le naïf apprenant beaucoup, tant de l'adversité que de la prospérité d'autrui - ce qui rejoint la note de Guershom :
« quand il voit combien les voies du sage prospèrent, il s'applique à acquérir la connaissance. »