Les meurtrissures d'une plaie nettoient le mal : elles le décapent et le récurent, selon le sens du mot ; certains hommes doivent être roués de coups avant de se laisser ramener et corriger de leurs mauvaises voies ; c'est pourquoi certains l'entendent de l'homme mauvais. Pour le peuple de Dieu, les afflictions sanctifiées sont le moyen de purger leurs fautes, leurs scories et leurs péchés ; mais rien ne nettoie du péché comme le sang de Jésus, ni n'en guérit comme ses meurtrissures et ses plaies (voir Ésaïe 27:9 ; 53:5).
Et de même les coups nettoient le fond du cœur : par le moyen des corrections et des châtiments, les hommes sont amenés à sentir intérieurement leur péché ; on leur montre leurs fautes, en quoi ils ont dépassé la mesure, et il leur est ordonné de revenir de leur iniquité (Job 36:9,10) ; ils gémissent sur leur péché, le confessent et l'abandonnent ; et alors on peut dire que le dedans du cœur, l'esprit et la conscience qui en étaient souillés, sont purifiés - surtout quand ces coups et ces corrections les conduisent aux coups, aux plaies et au sang du Christ, dont l'application purifie de tout péché, au-dedans comme au-dehors.