L'esprit de l'homme est une lampe du Seigneur : l'âme raisonnable est une lumière allumée en lui ; c'est ce qu'on appelle communément la lumière naturelle. Elle fut d'abord une lumière brillante et ardente, mais le péché l'a réduite à bien peu de chose : les hommes n'ont plus par elle qu'une vue confuse des choses divines ; c'est à tâtons qu'ils cherchent Dieu, s'ils peuvent le trouver, et qu'ils cherchent à connaître sa volonté ; et ce n'est qu'une lueur de chandelle au prix de la révélation divine, de l'Évangile de la grâce de Dieu, qui a lui comme le soleil en plein midi, et surtout au prix du Soleil de justice, Jésus-Christ, et de la lumière de l'Esprit divin. Cette lumière est pourtant allumée par le Seigneur, elle est sa lampe ; elle vient du Père des lumières, qui en est l'auteur et le soutien ; c'est un souffle et une intelligence donnés par l'inspiration du Tout-Puissant (voir Genèse 2:7 ; Job 32:8 ; Zacharie 12:1).
Elle scrute tous les replis du cœur : ses pensées, ses intentions et ses desseins, ce qui n'est connu que de l'esprit de l'homme lui-même ; par cette lampe, par cette lumière, il peut regarder au-dedans de son propre cœur et réfléchir à ses pensées et à ses projets, et en juger jusqu'à un certain point. Il y a dans l'homme une conscience qui, à moins d'être cautérisée, porte un jugement sur ce qui est en lui et sur ce qu'il fait, et qui l'excuse ou l'accuse (voir 1 Corinthiens 2:10,11 ; Romains 2:14,15).