Un roi sage disperse les méchants ; ou : il les « vanne » ; il les sépare de ses bons conseillers, de ses courtisans et de ses sujets ; il les chasse de sa présence et de sa cour ; il déjoue leurs plans et rompt leurs ligues ; il les découvre, les désavoue et les décourage (voir Gill sur « Proverbes 20:8 »).
Et il fait passer sur eux la roue : allusion à la coutume des peuples d'Orient de faire passer une roue de chariot sur le grain pour le battre, et qui s'accorde avec l'image du membre précédent (voir Ésaïe 28:27,28). Certains pensent pourtant qu'il s'agit d'un supplice infligé alors aux malfaiteurs dans ces pays, en les mettant sous des herses montées sur roues, comme on a employé depuis le supplice de la roue (voir 2 Samuel 12:31). La version arabe l'entend de l'exil. Jarchi entend le roi sage du Seigneur, et les méchants de Pharaon et de son armée, sur qui il fit passer la roue, c'est-à-dire à qui il rendit la pareille et qu'il punit par le talion ; et c'est ainsi que certains l'interprètent :
« comme la roue tourne et revient au même point, ainsi il sera fait aux méchants comme ils ont fait. »
On peut l'appliquer au Christ, le Roi sage, qui disperse tous ses ennemis et les nôtres, qui a son van à la main et qui nettoiera son aire à fond (Matthieu 3:12).