Les projets s'affermissent par le conseil : la « pensée » d'un homme, chacune d'elles, ce qu'il a projeté de faire, le plan qu'il a formé dans son esprit et auquel il s'est résolu, s'affermit en prenant l'avis de ses amis et surtout en demandant conseil à Dieu, qui donne la sagesse libéralement et sans reproche ; alors il est confirmé dans ses bons desseins, il les poursuit de bon cœur, et ils sont ordonnés et dirigés vers la gloire de Dieu, son propre bien et le bien d'autrui - car cela ne peut s'entendre que de pensées et de desseins sages et bons.
Et c'est avec de sages conseils qu'il faut faire la guerre : il ne faut pas s'y lancer à la légère, sans avoir d'abord examiné s'il y a une cause juste et légitime ; sans avoir considéré la dépense qu'elle exigera ; sans savoir si l'on a assez d'hommes et d'argent pour la mener ; et sans peser ce qui peut en résulter. Un roi fait bien de prendre l'avis de son conseil privé ou du grand conseil de la nation ; mais avant tout, lui et son peuple doivent en pareille occasion demander conseil au Seigneur (voir Luc 14:31,32). On peut l'appliquer à notre guerre spirituelle contre le péché, Satan et le monde ; non qu'il puisse y avoir doute sur la nécessité de l'engager ; mais nous devons prendre conseil de soldats expérimentés, et surtout de Dieu et de sa Parole, sur les armes à prendre et la manière de nous en servir ; et considérer au nom et par la force de qui nous devons combattre ; et nous informer des forces, des méthodes et des desseins de l'ennemi, et savoir où nous en garder et où l'attaquer. Jarchi entend cela de la guerre contre Satan par la repentance, la prière et le jeûne.