« Aucun de ceux qui vont à elle ne revient » - Ceux qui se livrent à la débauche avec elle ne reviennent pas par la repentance à une vie sobre et chaste - du moins très peu ; d'où l'opinion de certains anciens, que l'adultère était le péché impardonnable. Il est pourtant certain que quelques-uns ont été relevés par la puissance de la grâce divine, amenés à la repentance pour leur vie impure, à une vraie foi en Christ et à une vie sobre et pieuse ensuite ; mais, comme ajoute le Targum, ils ne reviennent pas « en paix » : c'est dans une grande détresse d'esprit, avec des remords de conscience et l'amertume dans l'âme. Et ces cas sont rares : en général, ceux que prend au piège la femme adultère - dont le cœur est filets et rets, et les mains des liens - sont tenus si serrés qu'ils s'en sortent rarement, même si quelques-uns échappent (Ecclésiaste 7:26). On peut traduire : « tous ceux qui entrent chez elle [48] ne reviendront pas » - non, très peu d'entre eux. Et c'est chose bien rare, quand des hommes sont tombés dans l'idolâtrie, la superstition, le culte de fabrication humaine et l'hérésie, qu'ils soient retirés de ce piège du diable ; peut-être le seront-ils, mais il n'arrive pas souvent qu'ils en soient dégagés (2 Timothée 2:25-26).
« et aucun ne saisit les sentiers de la vie » - Christ, et les voies de Christ, qui mènent à la vie éternelle : il y en a peu qui trouvent ces sentiers et qui y marchent (Matthieu 7:14) ; et surtout parmi ceux qu'une femme impure a détournés : ils sont tenus si fort par ses charmes, si égarés par son art de tromper, qu'ils sont comme des gens qu'on a fait sortir de leur chemin et qui ne peuvent plus le retrouver.
Notes
[48] hyab lk « omnes ingredientes eam », Pagninus, Montanus.