« Qui abandonnent les sentiers de la droiture » - Ou « de la justice », les chemins « droits et unis » [44], où dirigent la lumière de la nature et la loi de Dieu, et surtout l'Évangile de Christ ; et où ils ont été élevés, ayant reçu une éducation religieuse - car le texte suppose qu'ils ont été extérieurement dans ces chemins, puisqu'il dit qu'ils les quittent. On ne quitte pas facilement ni couramment les chemins où on a été élevé ; pourtant ça arrive, il y en a des exemples - et ceux-là sont généralement les pires des hommes.
« pour marcher dans les chemins des ténèbres » - Le péché, l'ignorance, l'incrédulité : ceux qui y marchent ne savent ni où ils sont ni où ils vont - marche aussi inconfortable que dangereuse ; on n'y fait que des œuvres de ténèbres ; et ils mènent à l'obscurité des ténèbres, aux ténèbres de l'enfer. Misérable choix, triste échange ! Schultens traduit : « des chemins d'horribles ténèbres ».
Notes
[44] rçy twjra « semitas rectas », Mercerus ; « itinera recta », Piscator ; « itinera planissima », Schultens.