Celui qui garde le commandement - celui de ses parents, comme les enfants le doivent ; ou celui de son maître, comme les serviteurs le doivent ; ou celui des rois et des princes, comme les sujets le doivent en toute chose licite ; ou plutôt celui de Dieu, tout commandement de lui, qu'il soit d'ordre moral ou positif ; car même s'ils ne peuvent être parfaitement gardés, il faut le faire autant qu'il est en l'homme, dans la foi, par amour et pour la gloire de Dieu - un tel homme
garde son âme, ou « veille » sur elle : il montre qu'il a souci de son bien et de sa paix ; car si la paix ne vient pas de l'observation des commandements de Dieu, ceux qui aiment et gardent sa loi jouissent d'une grande paix ; et s'il n'y a pas de récompense pour avoir gardé les commandements divins, il y a une grande récompense à les garder ; si le salut ne vient pas de là, heureux pourtant ceux qui observent ses commandements, montrant par là qu'ils ont le droit d'entrer dans la cité et dans le bonheur éternel (Psaume 119:165 ; 19:11 ; Apocalypse 22:14).
Mais celui qui néglige ses voies - celles qu'il conviendrait de suivre, comme le remarque Aben Ezra ; ou qui est indifférent à ses voies, peu soucieux du chemin qu'il prend et de l'issue où il mène ; qui marche selon les penchants de son cœur et selon ce que voient ses yeux, qui vit selon le cours de ce monde et suit la foule pour faire le mal, sur la large route qui mène à la perdition, sans s'en inquiéter le moins du monde ; ou qui méprise les voies que le commandement et la Parole de Dieu indiquent - car celle-ci est une lampe et une lumière à laquelle les hommes feraient bien de prendre garde, puisqu'elle leur montre les chemins où ils doivent marcher, et qu'ils négligent et méprisent ; ou qui méprise les voies de Dieu lui-même, celles qu'il suit pour sauver les hommes, dont toutes les voies sont bonté et fidélité ; qui méprise les voies de la paix, du pardon, de la justice et du salut par Jésus-Christ - celui-là
mourra : il est déjà mort dans ses péchés, et il mourra de la seconde mort, lui qui néglige et méprise un si grand salut et toutes les voies du Seigneur (Hébreux 2:3 ; 10:26-29). Il y a ici une lecture marginale, le qeré, que nous suivons ; mais le texte écrit, le ketib, porte « il sera mis à mort », et de même la version syriaque : immédiatement, par la main du ciel, par le Seigneur lui-même, avant son heure ; ou par les juges et les magistrats, ses crimes étant devenus publics, comme dit Aben Ezra.