Mieux vaut un morceau de pain sec avec la tranquillité : une petite quantité de pain, un morceau rompu, selon le sens du mot, rompu depuis longtemps et devenu « sec » ; une croûte de pain sèche, du vieux pain, comme dit la version arabe : un morceau vieux, moisi et desséché. Et le mot employé comporte une idée de destruction : du pain qui a perdu son goût et sa substance. Ou du moins il s'agit d'un simple morceau de pain, sans rien pour l'accompagner - ni beurre, ni fromage, ni viande, comme dit Guershom. Cela, avec la tranquillité et la paix entre ceux qui le partagent, la paix dans la maison et dans le cœur, et surtout la paix de Dieu qui surpasse toute intelligence, vaut mieux
qu'une maison pleine de viandes avec la discorde : qu'une maison si bien pourvue soit-elle en bonne chère, une table si richement servie soit-elle, où il y a des bêtes abattues en abondance, pour la nourriture ou pour le sacrifice - car on prenait les meilleures, et le peuple en avait sa part, et c'était l'occasion de grands festins. Mais la nourriture la plus modeste, avec la tranquillité et le contentement, est préférable au repas le plus somptueux là où il n'y a que dispute et querelle entre les convives ; car là où sont la jalousie et la querelle sont le désordre et toute espèce de mal ; et la paix et la joie du Saint-Esprit valent mieux que le manger et le boire. M. Dod avait coutume de dire :
« du pain bis et l'Évangile, voilà une bonne chère » ;
(voir Proverbes 15:17).