La grand-route des hommes droits, c'est de se détourner du mal : les hommes droits, ceux qui ont le cœur droit et marchent droitement, marchent sur la route de la sainteté, où les hommes, fussent-ils insensés, ne s'égareront pas ; sur la route royale, la route du Roi des rois ; sur le chemin bien battu des commandements de Dieu ; et ainsi ils évitent les sentiers de traverse du péché et s'abstiennent de tout ce qui y ressemble. Telle est leur manière de vivre habituelle et constante ; ils s'appliquent à y marcher et y prennent plaisir, échappant par là à bien des maux où d'autres tombent.
Celui qui prend garde à sa voie garde son âme : celui qui persévère dans son chemin, celui où marchent les hommes droits ; dont les yeux regardent droit devant lui et dont les paupières se dirigent droit ; qui pèse le sentier de ses pieds et ne s'écarte ni à droite ni à gauche ; qui marche avec circonspection et attention, observant la route où il est pour y rester et n'en pas sortir : un tel homme préserve son âme de bien des pièges, de bien des tentations, de bien des ennuis, de bien des dangers et de bien des maux auxquels il serait exposé autrement. C'est ici que les massorètes ont placé la marque indiquant la moitié du livre.