Pour le sage, le chemin de la vie mène en haut. Sur « le chemin de la vie », voir Gill sur « Proverbes 10:17 ». Il est dit ici « en haut », ou : il tend vers ce qui est en haut ; il mène au ciel et au bonheur d'en haut. La vie même dont il est le chemin est en haut : elle est cachée avec le Christ en Dieu ; la vie éternelle, la gloire et le bonheur sont en haut ; c'est une maison éternelle dans les cieux, un héritage qui y est réservé et dont on jouira là. Le chemin qui y mène est en haut : le Christ est ce chemin, et il est dans le ciel, à la droite du Père, et c'est par lui seul que les hommes peuvent parvenir à cette vie ; c'est pourquoi ceux qui y marchent ont leurs pensées, leur cœur, leurs affections et leur conduite en haut (Matthieu 6:21 ; Colossiens 3:1,2 ; Philippiens 3:20). La foi, qui a affaire au Christ, le chemin, et par laquelle les hommes marchent en lui, est figurée par le vol de l'aigle qui prend son essor, par l'entrée au-delà du voile, par la demeure sur les hauteurs, par le regard levé vers ce qui est en haut, vers les choses qu'on ne voit pas, dont elle est la démonstration. La Vulgate traduit : « le chemin de la vie est au-dessus du savant », c'est-à-dire du sage : l'homme qui n'a d'autre savoir ni d'autre sagesse que ceux de la nature ne peut connaître ce chemin de la vie et du salut par le Christ ; c'est ce que jamais l'esprit le plus fin et le plus pénétrant ne pourrait découvrir ; c'est ce qui est caché aux sages et aux habiles et révélé aux tout-petits ; ce n'est connu que de ceux qui sont vraiment sages pour le salut, à qui cela est clair, qui l'estiment souverainement et choisissent d'y marcher. C'est « une montée pour celui qui comprend », comme traduit la version syriaque : c'est une montée, une ascension vers le haut et vers le ciel. Un tel homme lève sans cesse les yeux vers le Christ, auteur et consommateur de sa foi ; il court vers le but, ce prix qui lui est promis ; il tient son regard non sur les choses de la terre, les choses temporelles qu'on voit ici-bas, mais sur les choses d'en haut, les choses qu'on ne voit pas et qui sont éternelles dans les cieux ;
pour détourner du séjour des morts en bas : non pas du tombeau, sens que « shéol » a parfois ; car les sages meurent comme les insensés et vont au tombeau, cette demeure fixée à tout vivant, et même ceux qui sont dans le chemin de la vie d'en haut n'échappent ni à la mort ni au tombeau ; mais ils sont préservés de la ruine et de la perdition éternelles, et de voir leur âme et leur corps détruits en enfer. Ils suivent une tout autre direction et une tout autre route : chaque pas qu'ils font vers le haut les éloigne d'autant de l'enfer, qui est à l'opposé ; la large route du péché est le chemin d'en bas, qui mène à l'enfer et à la ruine, et le chemin étroit de la foi au Christ est le chemin d'en haut, qui mène à la vie éternelle.