Le moqueur n'aime pas celui qui le reprend : celui qui tourne la religion en dérision, qui raille la piété et les hommes pieux, qui traite avec mépris l'Évangile et ses serviteurs, qui se moque des gens de bien et de tout ce qui est bon ; un vrai fléau, dit la Vulgate. Un tel homme non seulement n'aime pas - car il y a ici plus que ce qui est dit -, mais il hait celui qui le reprend, surtout en public (Amos 5:10) ; il pense du mal de lui, lui garde rancune et l'a en horreur ; il en dit du mal et le couvre d'insultes, et fait tout ce qu'il peut pour nuire à sa personne et à sa réputation. D'où le conseil du sage en Proverbes 9:7,8. Certains traduisent : il n'aime pas « se reprendre lui-même » : il ne se soucie ni de regarder dans son propre cœur ni d'examiner sa conduite, ni de se demander des comptes à lui-même ; il ne s'arrête pas dans sa course au péché et ne se fait à lui-même ni raisonnement ni reproche.
Et il ne va pas vers les sages : ni chez les hommes sages et bons, en privé, ni à la maison de la sagesse, c'est-à-dire là où se donne l'instruction publique et où les sages dispensateurs de la Parole donnent de bons conseils. Les moqueurs ne veulent aller ni chez les uns ni à l'autre, de peur d'y être repris de leurs mauvaises voies et invités à les quitter - deux choses qui leur déplaisent également (voir Jean 3:20,21).