Un homme est estimé selon son intelligence : non pas selon sa naissance et sa généalogie ; non pas selon sa fortune et ses biens ; non pas selon les charges et les honneurs qu'il peut occuper ; mais selon son intelligence, telle qu'elle se montre dans ses paroles et ses actes, dans sa vie et sa conduite. Non pas selon la sagesse terrestre, sensuelle et diabolique ; ni selon la sagesse de ce monde, qui passe, qu'elle soit naturelle ou politique ; et surtout pas selon celle qui consiste en sophismes et en subtilités, en ruses malhonnêtes par lesquelles les hommes se dupent, se roulent et se volent les uns les autres ; mais selon la sagesse spirituelle et évangélique, celle qui consiste dans la connaissance du Christ, et de Dieu en Christ, et de ce qui appartient au salut ; dont le commencement est la crainte du Seigneur, et qui vient d'en haut, pure et pacifique. L'homme qui la possède est estimé de tous les gens sages et bons, et de Dieu lui-même - comme l'homme sage l'est du Christ (Matthieu 7:24,25), lui qui bâtit sa maison sur le roc, ce pourquoi elle tient debout, comme au verset précédent.
Mais l'homme au cœur tortueux sera méprisé ; ce qui se voit aux paroles tordues qu'il profère contre Dieu et contre le Christ, contre son peuple, ses voies et son culte, comme font l'Antéchrist et les siens ; et à ses actes tordus, contraires à la lumière de la nature, à la loi de Dieu et à l'Évangile du Christ. De tels gens sont méprisés de tous les gens de bien et en horreur au Seigneur lui-même ; car ceux qui le méprisent seront tenus pour rien (voir Proverbes 18:3).