Par le fruit de sa bouche, un homme est rassasié de biens : les conseils salutaires, les bons enseignements et la saine doctrine qu'il transmet aux autres, qui sont le fruit de ses lèvres et qui viennent de son cœur, tournent à son propre avantage ; non seulement ils lui donnent, en y repensant, une profonde satisfaction, mais à cause d'eux il est comblé de biens, jusqu'à satiété, dans cette vie et dans l'autre (voir 1 Timothée 4:6). Ou bien : « un homme est rassasié de biens par le fruit de la bouche », ou « il est rassasié par le fruit de la bouche d'un homme », c'est-à-dire d'un autre : soit d'un simple particulier, par ses prières, par le récit qu'il lui fait de son expérience, par les entretiens qu'il a avec lui sur les vérités de l'Évangile ; soit d'un fidèle serviteur de la Parole, qui nourrit les âmes de bonnes choses jusqu'à satiété, des paroles salutaires de notre Seigneur Jésus-Christ, du lait pur de la Parole, du pain de vie et de la fleur du froment.
Et il sera rendu à chacun selon l'œuvre de ses mains : si ses paroles lui rapportent, à plus forte raison ses œuvres ; s'il est comblé de biens à cause des unes, à plus forte raison le sera-t-il, par pure grâce, à cause des autres - et non à cause des unes sans les autres, ni pour des paroles sans les œuvres. Ou bien : « la rétribution des mains d'un homme », c'est-à-dire des œuvres que font ses mains, « il la lui rendra », c'est-à-dire Dieu, qui rend à chacun selon ses œuvres ; ce qui ne fonde nullement la doctrine du mérite, mais montre la bonté et la grâce de Dieu, qui remarque et accepte les œuvres imparfaites des hommes à travers le Christ et à cause de lui.