Tel donne largement, et s'enrichit encore ; « donne de son bien », ajoutent la Septante, la Vulgate, la version syriaque et la version arabe : celui qui répartit son argent de-ci de-là, entre de nombreux nécessiteux, généreusement et sans compter ; et loin que sa fortune diminue par une telle conduite, elle s'accroît par la bénédiction de Dieu, il « devient plus riche », comme dit la Vulgate (voir Psaume 112:9). De même, celui qui répand et distribue la Parole de Dieu, qui diffuse les vérités de l'Évangile et les prêche librement et pleinement, s'enrichit lui-même en connaissance et en intelligence spirituelles.
Et tel épargne plus qu'il ne faut ; ou : « plus qu'il n'est juste » selon les lois de Dieu et des hommes ; se refusant à lui-même, refusant à sa maison, à ses amis et à ses proches, et aux pauvres de l'Église et du monde ; et refusant aussi à la cause et aux intérêts du Christ ce qu'il faudrait pour les soutenir, selon ses moyens ;
mais il n'en va que vers la pauvreté, ou « le dénuement » : un tel homme finit souvent dans la misère ; une mite et une pourriture sont envoyées dans ses biens, qui les rongent secrètement. De même, celui qui retient quelque vérité ou quelque doctrine, qui garde pour lui ce qui pourrait profiter aux saints, appauvrit son âme et celles de ceux qui l'écoutent.