« Mon fils, si des pécheurs veulent t'entraîner » - S'ils cherchent à te détourner de tes parents, à t'éloigner d'eux, à t'empêcher d'écouter leurs instructions, leurs conseils et leurs ordres ; et s'ils usent de tous les arguments plausibles pour te persuader de te joindre à eux dans les péchés auxquels ils sont adonnés et qu'ils commettent sans arrêt. Car il ne s'agit pas ici de ceux qui sont pécheurs par nature et par faiblesse de la chair, comme tous les hommes le sont, mais des pécheurs notoires, coupables des pires énormités, qui vivent dans le péché et se livrent à toute espèce de mal ; le péché est leur métier et leur occupation, le cours ordinaire de leur vie ; endurcis, effrontés, audacieux, ils ne se contentent pas de pécher eux-mêmes : ils font tout pour y entraîner les autres. C'est pour préserver la jeunesse de tomber dans une si mauvaise compagnie que cette exhortation est donnée, avec cette tendresse, cette affection, cette force émouvante. Après la crainte de Dieu et le respect des parents vient cette mise en garde : fuir la compagnie des méchants - piège où les jeunes gens se laissent facilement prendre, et aux conséquences fatales.
« ne cède pas » - Ne te rends pas à leurs arguments, n'écoute pas leurs sollicitations ; ne leur montre ni goût ni approbation ; ne consens ni en paroles ni en actes. Ne dis pas « je veux bien » ; dis « je ne veux pas », et tiens bon. Sois sourd à toutes leurs prières, blindé contre toutes leurs manœuvres.