1 *Et l’Éternel parla à Moïse et à Aaron dans le pays d’Égypte, disant : 2 Ce mois-ci sera pour vous le commencement des mois ; il sera pour vous le premier des mois de l’année. 3 Parlez à toute l’assemblée d’Israël, disant : Au dixième [jour] de ce mois, vous prendrez chacun un agneaua 3a ou : chevreau, ici et dans tout ce passage, comme Genèse 22:8 . par maison de père, un agneau par maison. 4 Et si la maison est trop peu nombreuse pour un agneau, que lui et son voisin le plus rapproché de sa maison, le prennent, selon le nombre des âmes ; vous compterez pour l’agneau d’après ce que chacun peut manger. 5 Vous aurez un agneau sans défautb 5b ailleurs : parfait. , mâle, âgé d’un an ; vous le prendrez d’entre les moutons ou d’entre les chèvres ; 6 et vous le tiendrez en garde jusqu’au quatorzième jour de ce mois ; et toute la congrégation de l’assemblée d’Israël l’égorgera entre les deux soirs. 7 Et ils prendront de son sang, et en mettront sur les deux poteaux et sur le linteau de la porte, aux maisons dans lesquelles ils le mangeront ; 8 et ils en mangeront la chair cette nuit-là ; ils la mangeront rôtie au feu, avec des pains sans levain, et des herbes amères. 9 Vous n’en mangerez pas qui soit à demi cuit ou qui ait été cuit dans l’eau, mais rôti au feu : la tête, et les jambes, et l’intérieur. 10 Et vous n’en laisserez rien de reste jusqu’au matin ; et ce qui en resterait jusqu’au matin, vous le brûlerez au feu. 11 Et vous le mangerez ainsi : vos reins ceints, vos sandales à vos pieds, et votre bâton en votre main ; et vous le mangerez à la hâte. C’est la pâquec 11c signifie : l’action de passer [par-dessus] ; voir v. 13. de l’Éternel . 12 Et je passerai par le pays d’Égypte cette nuit-là, et je frapperai tout premier-né dans le pays d’Égypte, depuis l’homme jusqu’aux bêtes, et j’exercerai des jugements sur tous les dieux de l’Égypte. Je suis l’Éternel . 13 Et le sang vous sera pour signe sur les maisons où vous serez ; et je verrai le sang, et je passerai par-dessus vous, et il n’y aura point de plaie à destruction au milieu de vous, quand je frapperai le pays d’Égypte. 14 Et ce jour-là vous sera en mémorial, et vous le célébrerez comme une fête à l’Éternel ; vous le célébrerez en vos générations comme un statut perpétuel. 15 Pendant sept jours vous mangerez des pains sans levain : dès le premier jour, vous ôterez le levain de vos maisons ; car quiconque mangera du pain levé, du premier jour au septième jour, cette âme-là sera retranchée d’Israël. 16 Et le premier jour vous aurez une sainte convocation, et le septième jour une sainte convocation ; il ne se fera aucune œuvre en ces jours-là ; seulement ce que chacund 16d héb. : toute âme. mangera, cela seul se fera par vous.
v. 1 · Bible annotée · 18/10/2026
1 à 28 Institution de la Pâque
l à 6 Le jour
Dans le pays d'Egypte. Cette remarque oppose cette loi à toutes les autres qui ont été données plus tard au désert de Sinaï et dans la plaine de Moab. Il est clair que le récit n'a été écrit qu'après la sortie d'Egypte.
Les Juifs pensent que c'est ici que commence la loi proprement dite.
v. 2 · Bible annotée · 18/10/2026
Ce mois, qui s'appelait alors mois d'Abib, c'est-à-dire des épis (marquant le commencement de la moisson), et, après la captivité, mois de Nisan, correspond en grande partie à notre mois d'avril.
Jusqu'ici les Hébreux avaient sans doute commencé leur année civile et agricole en automne, à l'époque des semailles, ainsi que plusieurs peuples asiatiques (Genèse 7.11, note), et ils ont conservé cette manière de compter. Mais Dieu institue ici une année religieuse différente de l'année civile et qui devra commencer avec la fête qu'il établit en ce moment. Il fait ressortir par là l'importance capitale de cette fête et de l'événement qu'elle rappelle.
v. 3 · Bible annotée · 18/10/2026
Le dixième jour du mois paraît, d'après diverses analogies, avoir eu une certaine importance comme terminant la première décade du mois. Par cette ordonnance, le peuple est invité à se préparer à la fête prochaine.
Un agneau, ou un chevreau, comme cela est dit expressément au verset 5 (voir aussi 2Chroniques 35.7). Le mot hébreu, qui n'a pas de correspondant en français, se dit de toute pièce de petit bétail, chèvre ou mouton.
Les mots par maison (c'est-à-dire par ménage) ont un sens plus restreint que l'expression par famille. La famille pouvait comprendre plusieurs ménages.
La société formée pour manger ce repas sacré ne devait pas être composée d'individus arbitrairement réunis. D'après la tradition juive postérieure, elle devait se composer au moins de dix personnes.
v. 4 · Bible annotée · 18/10/2026
Selon ce qu'elle peut manger : s'il y a plusieurs femmes et enfants, la société pourra être un peu plus nombreuse.
v. 5 · Bible annotée · 18/10/2026
Sans défaut : comme dans tous les autres sacrifices, sauf les offrandes volontaires.
Mâle : comme dans les sacrifices particulièrement solennels, tels que l'holocauste. Comparez l'ordonnance postérieure Lévitique 22.17-23
D'un an : cet âge est celui de la pleine vigueur de l'animal ; comparez Michée 6.6. Même ordonnance pour les agneaux offerts dans certains cas en holocauste. Ces prescriptions n'ont donc rien qui se rapporte spécialement à la Pâque. Il en est, autrement des suivantes.
v. 6 · Bible annotée · 18/10/2026
Dans la soirée, littéralement : entre les deux soirs (Lévitique 23.5 ; Nombres 9.3,5) ou, comme il est dit Deutéronome 16.6 : le soir, vers le coucher du soleil.
Probablement, le premier soir désigne les heures qui précèdent le coucher du soleil et le second celles qui le suivent (ainsi : de 3 heures à 7 heures). D'après d'autres, les deux soirs désigneraient l'un le moment du coucher du soleil, l'autre celui de la nuit close. La pratique des Samaritains et des Caraïtes est conforme à cette seconde interprétation. La première est soutenue par plusieurs célèbres rabbins juifs. Elle paraît préférable, parce que, selon l'autre, il n'y aurait pas eu le temps nécessaire pour préparer l'agneau et manger le repas, qui devait être terminé à minuit.
La totalité de l'assemblée : chaque père de famille, pour sa maison, à la même heure que tous les autres. Plus tard, ce furent les Lévites qui immolèrent l'agneau dans le sanctuaire (2Chroniques 30.15-17).
v. 8 · Bible annotée · 18/10/2026
Cette nuit-là : dans les heures qui suivront l'aspersion du sang de l'agneau sur les montants et le linteau de chaque porte. Ce sera l'expiation opérée par ce sang qui mettra la maison et ses habitants, réunis pour le repas, à l'abri du fléau qui frappera toutes les familles de l'Egypte (verset 23). Israël n'ayant pas encore de centre et n'étant pas encore constitué comme peuple, ne pouvait être purifié que par familles.
Rôtie au feu ; proprement mise à la broche. Le mot hébreu tsala paraît appartenir à la même racine que thala, suspendre, empaler, mettre en croix.
Des pains sans levain : voir au verset 15.
Des herbes amères : laitue sauvage, chicorée ou autres. Ce mets est un simple accessoire dans le banquet, comme chez nous la salade. Il était destiné soit à assaisonner les autres aliments, soit plutôt à figurer l'état de souffrance dans lequel Israël avait vécu et dont il allait sortir ; comparez l'expression 1.14 : Ils leur rendirent, la vie amère.
v. 9 · Bible annotée · 18/10/2026
Rien cru ou bouilli. A l'ordinaire la viande des sacrifices était mangée bouillie (29.31 ; Lévitique 8.31, etc.). Mais l'agneau devait être conservé intact et paraître dans son intégrité sur la table du repas, et aucune partie après le repas ne devait se perdre. C'est ce qui n'aurait pu avoir lieu s'il eût été bouilli.
Tête, jambes, entrailles. Le but de cette ordonnance est le même : l'agneau doit rester au complet ; entrailles, naturellement nettoyées de leur contenu. Les voyageurs dans le désert préparent toujours leur viande en la rôtissant, cet apprêt étant plus expéditif et n'exigeant pas d'ustensiles. Mais le motif de la prescription donnée ici aux Israélites était évidemment tout autre. Les ustensiles ne leur manquaient point en Egypte.
v. 10 · Bible annotée · 18/10/2026
Toujours dans le but de préserver le corps de l'agneau de toute profanation.
v. 11 · Bible annotée · 18/10/2026
Les reins ceints... : en costume de voyage ; car l'heure du départ allait sonner (verset 12).
La longue robe orientale est relevée et fixée autour des reins pour la marche (1Rois 18.46 ; 2Rois 4.29 ; Luc 12.35).
En rentrant à la maison, on dépose les sandales, qu'on ne remet que pour sortir (Matthieu 3.11 ; Marc 1.7 ; Actes 12.8).
Vous le mangerez et à la hâte : Le départ d'Egypte n'était pas une surprise pour Israël. Il savait par la foi à la promesse divine que le signal pouvait retentir d'un moment à l'autre ; il devait, par conséquent, se tenir prêt à marcher.
C'est la Pâque... Le mot pâque (hébreux pésach, de pasach, sauter, passer par dessus, épargner) désigne proprement le passage de l'Eternel près des maisons israélites, en les épargnant (Esaïe 31.5). Le sens est donc : Ce repas, je vous le prescris en mémoire de la préservation qui vous sera accordée en cette nuit-là.
v. 12 · Bible annotée · 18/10/2026
Les dieux de l'Egypte. On pense généralement que ces mots font allusion aux animaux, symboles des divinités égyptiennes, dont les premiers-nés furent aussi frappés ; comparez Nombres 33.4. Mais, en tout cas, il s'agit surtout de l'impuissance des dieux des Egyptiens à protéger leurs adorateurs contre le courroux de l'Eternel. De là ces derniers mots qui expliquent tout : Je suis l'Eternel.
v. 13 · Bible annotée · 18/10/2026
Je passerai, sans frapper ; c'est l'explication du mot pâque (verset 11)
Les mots : le sang sera un signe et il n'y aura pas de plaie, ne laissent aucun doute sur la valeur expiatoire du sang de l'agneau ; comparez Lévitique 14.25
Par la raison que le terme de sacrifice n'est pas appliqué à la Pâque dans l'ordonnance versets 1 à 14, on a parfois nié qu'elle eût ce caractère. Mais les qualités de la victime, énumérées verset 5, le repas sacré qui suit l'immolation, et surtout l'emploi du sang pour préserver Israël, ne permettent pas de douter que l'immolation de l'agneau ne soit un vrai sacrifice. Seulement ce sacrifice diffère de toutes les espèces de sacrifice réglementées plus tard par la loi.
Il a de commun avec le sacrifice d'expiation l'emploi du sang, avec l'holocauste le passage de la victime par le feu, avec le sacrifice d'action de grâces le repas sacré qui le complète. Mais il diffère essentiellement de tous les autres en ce qu'il est un sacrifice de famille. Il n'y a encore ni sanctuaire, ni autel, ni sacrificateur, et même plus tard, lorsque l'acte de l'immolation fut transporté dans le sanctuaire et confié aux sacrificateurs, ce caractère domestique originaire demeura, dans ce trait spécial du repas de famille qui le terminait.
Ce repas était. un signe de communion avec Dieu. C'est là le côté positif de la grâce dont l'expiation n'est que le côté négatif ; deux choses qui se retrouvent dans l'Eucharistie. Jésus-Christ, dont le sang a été répandu en rémission des péchés, devient en même temps pour nous une nourriture, un principe de vie que nous avons à nous assimiler. La Pâque est donc de beaucoup le plus important de tous les sacrifices de l'Ancien Testament. Tandis que, dans les autres, une des deux faces de l'idée du sacrifice, soit l'expiation, soit la communion, l'emporte toujours sur l'autre, la Pâque est le sacrifice complet et par excellence. Aussi est-ce toujours à celui-là que les hommes du Nouveau Testament ont comparé celui de Jésus-Christ. Comparez Jean 19.36 ; 1Corinthiens 5.7 ; 1Pierre 1.19, et toute l'Apocalypse, dans laquelle Jésus est représenté, comme l'Agneau ou l'Agneau immolé.
A propos de la mort de Jésus-Christ, (Jean 19.36) relève cette prescription particulière à l'agneau pascal : Pas un de ses os ne sera rompu.
Sur la question de savoir si avant Moïse il existait déjà une fête en Israël destinée à célébrer le renouvellement de la vie à l'époque du printemps, voir à verset 21.
v. 15 · Bible annotée · 18/10/2026
15 à 20 Les pains sans levain
Cette prescription, placée, comme elle l'est, à la suite du verset 14, ne peut point s'appliquer à la première Pâque qui devait être célébrée en Egypte ; elle a trait uniquement aux Pâques subséquentes, anniversaires de cette Pâque première et originelle. Nous devons donc l'envisager comme une ordonnance supplémentaire, que Moïse a reçue plus tard, après la sortie d'Egypte, et qui a été insérée ici pour compléter les prescriptions relatives à la célébration de la Pâque. C'est ce que confirment :
- l'expression du verset 17 : Je vous ai fait sortir
- celle de sainte assemblée au premier et au septième jour, verset 16
L'ordre de manger les pains sans levain pendant sept jours, ordre dont l'exécution ne pouvait avoir, lors de la première Pâque, le caractère réglementaire et rituel qui lui est attribué ici (voir à verset 34 et 39).
Le terme hébreu mattsoth : pains sans levain, azymes, vient probablement d'un terme arabe qui signifie pur ; il désigne donc des gâteaux faits d'une pâte non altérée par la présence et l'action du levain. La fermentation que produit le levain dans la pâte est en même temps un principe de corruption ; c'est pourquoi le levain est exclu des gâteaux d'offrande présentés sur l'autel (Lévitique 2.11) ; aussi l'Ecriture en fait-elle le symbole de la corruption morale (1Corinthiens 5.7-8).
On a supposé que la coutume d'éloigner le levain en certains moments provenait d'un usage antérieur au temps de Moïse et était en rapport avec le commencement de la moisson. On aurait jugé convenable de manger les prémices de la récolte dans leur état de pureté naturelle, sans y rien mêler d'étranger. Rien n'empêche, en effet, que Dieu n'ait transformé un usage primitivement agricole en rite théocratique, afin de célébrer par ce symbole de renouvellement et de purification l'événement qui allait faire d'Israël lui-même un peuple nouveau.
v. 16 · Bible annotée · 18/10/2026
La prescription donnée dans ce verset élève le premier et le septième jour de la semaine pascale an rang de sabbats, si ce n'est qu'en ces jours-là Dieu permet de préparer les aliments, tandis que cet acte même est interdit le jour du sabbat (35.3).
Une sainte assemblée : en vue de l'adoration commune. Dès le voyage à travers le désert. de pareilles convocations purent avoir lieu dans le camp.
17 Et vous garderez la fête des pains sans levain, car en ce même jour j’ai fait sortir vos armées du pays d’Égypte ; et vous garderez ce jour-là en vos générations, comme un statut perpétuel. 18 Le premier mois, le quatorzième jour du mois, au soir, vous mangerez des pains sans levain, jusqu’au vingt et unième jour du mois, au soir. 19 Pendant sept jours il ne se trouvera point de levain dans vos maisons ; car quiconque mangera de ce qui est levé, cette âme-là sera retranchée de l’assemblée d’Israël, étranger ou Israélite de naissancee 19e litt. : ou indigène du pays. . 20 Vous ne mangerez rien de levé ; dans toutes vos habitations vous mangerez des pains sans levain.
v. 19 · Bible annotée · 18/10/2026
Etrangère. Le verset 38 montre qu'au moment même de la sortie d'Egypte de nombreux étrangers se joignirent au peuple.
Indigène ; proprement née dans le pays. Ce terme ne peut avoir en vue la terre de Gossen, où Israël n'était pas chez lui ; il doit donc s'appliquer à la terre que Dieu lui avait promise. C'est ce que confirment les mots : dans tous les lieux où vous habiterez, verset 20, comparez verset 25 et suivants.
21 Et Moïse appela tous les anciens d’Israël, et leur dit : Tirez à part et prenez du menu bétail selon vos familles, et égorgez la pâque. 22 Et vous prendrez un bouquet d’hysope, et vous le tremperez dans le sang qui sera dans le bassin ; et du sang qui sera dans le bassin, vous aspergerez le linteau et les deux poteaux ; et nul d’entre vous ne sortira de la porte de sa maison, jusqu’au matin. 23 Car l’Éternel passera pour frapper les Égyptiens ; et il verra le sang sur le linteau et sur les deux poteaux, et l’Éternel passera par-dessus la porte, et ne permettra pas au destructeur d’entrer dans vos maisons pour frapper. 24 Et vous garderez cela comme un statut pour toi et pour tes enfants, à toujours. 25 Et lorsque vous serez entrés dans le pays que l’Éternel vous donnera, comme il l’a dit, il arrivera que vous garderez ce service. 26 Et quand vos enfants vous diront : Que signifie pour vous ce service ? 27 il arrivera que vous direz : C’est le sacrifice de la pâque à l’Éternel , qui passa par-dessus les maisons des fils d’Israël en Égypte, lorsqu’il frappa les Égyptiens et qu’il préserva nos maisons.
v. 21 · Bible annotée · 18/10/2026
21 à 28 Moïse communique aux Anciens les instructions relatives à la prochaine Pâque.
Ce morceau se rattache historiquement à l'ordre divin versets 1 à 14, dont il a été séparé par l'insertion de l'ordonnance postérieure, versets 15 à 20.
Il résulte clairement des mois : choisissez... prenez... que cette communication eut lieu dès avant le dixième jour de ce mois, jour auquel son exécution devait commencer (verset 3).
Familles. Le mot hébreu n'est pas le même que verset 3 où il avait déjà un sens très large. Le terme employé ici a un sens plus étendu encore (comme 6.14). D'après ce sens, il n'y a par tribu que deux ou trois familles, comprenant chacune quelques milliers d'âmes. A la tête de chacune d'elles était un de ces Anciens auxquels Moïse transmit la communication divine verset 1 et suivants ; comparez 3.16, note, et 4.29.
On a conclu de ce terme la Pâque, employé sans explication, qu'il s'agit d'une fête de même nom qui avait dû exister déjà en Israël pour célébrer le retour du printemps (comme cela avait lieu chez la plupart des peuples anciens). Mais l'instruction donnée par Dieu à Moïse n'est reproduite ici qu'en abrégé ; ce discours doit être complété d'après les versets 1 à 14 ; et l'expression la Pâque trouve son explication dans celle du verset 11 : C'est la Pâque de l'Eternel. Du reste, comme nous l'avons fait entendre au verset 15, nous ne prétendons point que déjà il n'existât en Israël une fête du printemps. Peut-être était-ce précisément la fête que Moïse demandait à Pharaon d'aller célébrer hors d'Egypte (3.18 ; 5.3 ; 8.27, etc.).
v. 22 · Bible annotée · 18/10/2026
Hysope. Petite plante (1Rois 4.33) appartenant au genre des labiées (lavande, thym, etc.), très aromatique, employée par cette raison sans doute aux purifications (Lévitique 14.4 ; Psaumes 51.9) et, de plus, très velue, ce qui la rendait propre aussi aux aspersions. On discute sur la question de savoir si c'est la plante appelée hysope officinale ou l'origan (marjolaine).
Le mot hébreu rendu par bassin est traduit dans beaucoup de versions par seuil. Mais si le sang eût été sur le seuil, en passant on se serait exposé à le profaner. Pour le sens adopté, voir Zacharie 12.2, note.
Le bassin : celui dans lequel le sang avait été recueilli au moment de l'immolation.
v. 23 · Bible annotée · 18/10/2026
Les Israélites eux-mêmes n'étaient en sûreté dans cette nuit de jugement que sous l'abri du sang de l'agneau.
Au Destructeur. Quelques-uns donnent an terme hébreu le sens abstrait : la destruction, c'est-à-dire ici la peste. Mais l'expression : entrer dans les maisons, s'applique plutôt à un être personnel. Il s'agit de l'ange par lequel Dieu exécutera s'agit ce jugement, lequel n'est pas pour cela un mauvais ange, comme on l'a pensé. C'est en la personne de cet ange que Dieu lui-même traversera et frappera l'Egypte (verset 12). Comparez 2Samuel 24.15. D'après plusieurs, c'est ici l'ange de l'Eternel dans le sens le plus élevé du mot ; comparez la note en fin de chapitre 21 de Genèse. C'est ce que l'on ne peut ni affirmer, ni nier.
v. 24 · Bible annotée · 18/10/2026
L'organisation du peuple par tribus, familles, maisons, permettait de faire parvenir en très peu de temps les ordres de l'Eternel à tout le peuple. Le verset 3 prouve d'ailleurs que, dans le cas actuel, les ordres avaient dû être donnés plus de cinq jours avant celui de la Pâque.
Et le peuple s’inclina, et ils se prosternèrent. 28 Et les fils d’Israël s’en allèrent, et firent comme l’Éternel l’avait commandé à Moïse et à Aaron ; ils firent ainsi. 29 Et il arriva, au milieu de la nuit, que l’Éternel frappa tout premier-né dans le pays d’Égypte, depuis le premier-né du Pharaon qui était assis sur son trône, jusqu’au premier-né du captif qui était dans la maison de la fosse, et tout premier-né des bêtes. 30 Et le Pharaon se leva de nuit, lui et tous ses serviteurs, et toute l’Égypte ; et il y eut un grand cri en Égypte, car il n’y avait pas de maison où il n’y eût un mort. 31 Et il appela Moïse et Aaron de nuit, et dit : Levez-vous, sortez du milieu de mon peuple, tant vous que les fils d’Israël, et allez-vous-en, servez l’Éternel , comme vous l’avez dit ; 32 prenez votre menu bétail et votre gros bétail, comme vous l’avez dit, et allez-vous-en, et bénissez-moi aussi. 33 Et les Égyptiens pressaient le peuple, pour le renvoyer du pays en hâte ; car ils disaient : Nous sommes tous morts. 34 Et le peuple prit sa pâte avant qu’elle soit levée, ayant leurs huches liées dans leurs vêtements sur leurs épaules. 35 Et les fils d’Israël firent selon la parole de Moïse, et demandèrent aux Égyptiens des objets d’argent, et des objets d’or, et des vêtements. 36 Et l’Éternel fit que le peuple trouva faveur aux yeux des Égyptiens, qui accordèrent leurs demandes ; et ils dépouillèrent les Égyptiens.
v. 29 · Bible annotée · 18/10/2026
29 à 36 La dixième plaie : Mort des premiers-nés
Il ne paraît pas que l'on puisse attribuer à cette dernière plaie une cause naturelle, telle que l'une de ces pestes qui sévissent parfois au printemps dans la contrée du Nil. Car le fléau ne frappe que les premiers-nés, il les frappe tous ; il les frappe à la même heure ; il atteint aussi ceux des bêtes ; enfin ceux des Israélites sont tous préservés. Dieu veut faire sentir par là que c'est bien lui cette fois qui passe et qui frappe.
v. 31 · Bible annotée · 18/10/2026
Il appela. Il n'est pas probable que, dans l'état de douleur et de consternation où il se trouvait, Pharaon ait reçu lui-même Moïse. Par le récit de la scène 10.28-29, l'auteur a d'avance écarté cette pensée. Le roi fit connaître sa volonté par l'un des siens.
On a conclu des mots : comme vous l'avez dit, que Pharaon n'autorisait le départ qu'à la condition du prochain retour dont Moïse avait d'abord parlé. Mais cette conclusion est contraire à l'expression de Pharaon lui-même : Sortez du milieu de mon peuple ; puis à cette autre parole de Pharaon : Qu'avons-nous fait de laisser partir Israël pour ne plus nous servir ? (14.5) ; enfin à sa résolution de poursuivre Israël pour le ramener de force dans un moment où le peuple n'avait pas encore quitté le sol de l'Egypte. Les Egyptiens ne songeaient pas non plus à un retour d'Israël quand ils s'écriaient : Partez, nous sommes tous morts !
Depuis les premières démarches de Moïse, qui précédèrent les quatre premières plaies les choses avaient marché. A la suite des scènes 10.28 et 11.8 toute négociation à l'amiable était remplie. Les mots comme vous l'avez dit, portent donc uniquement sur l'idée de partir, hommes et troupeaux.
Bénissez-moi pourrait signifier seulement : Prenez congé de moi ; laissez-moi ! Mais, dans l'état de terreur où se trouve le monarque, ils signifient plus : Priez pour moi, que Dieu cesse de me frapper et qu'il épargne ma vie ! Quelle rétractation de la bravade 10.10 ! Comparez 8.28 ; 9.28
v. 33 · Bible annotée · 18/10/2026
Accomplissement de la prophétie de Moïse, 11.8 ; comparez aussi 3.20-22
v. 34 · Bible annotée · 18/10/2026
Les bédouins pétrissent quelquefois la pâte sur de simples morceaux de peau il est possible que les maies ou pétrins des Hébreux ne fussent pas autre chose.
On a prétendu que l'explication donnée ici du rite des pains sans levain à la fête de Pâques (par la précipitation du départ différait absolument de celle qui résulte du verset 8, où cet usage est motivé uniquement par une ordonnance de l'Eternel donnée au peuple bien des jours avant la sortie ; et l'on a vu là la preuve que l'auteur suit simultanément deux documents contradictoires, dont il se borne à juxtaposer les récits.
Mais il ne peut être question de contradiction là où il s'agit de deux choses différentes. L'ordonnance du verset 8 portait sur l'usage des azymes dans le repas pascal du 14 au soir ; l'explication verset 34 et 39 porte uniquement sur l'extension de cet usage à la fête des sept jours qui, d'après une institution postérieure, fut ajoutée au repas primitif. Le rite du repas pascal fut réglé par l'ordonnance divine dans tous ses détails que nous avons expliqués plus haut (versets 1 à 8). Celui de la semaine pascale fut établi que plus tard, après la sortie d'Egypte, et c'est celui-ci qui s'explique par les circonstances de la sortie et que motivent nos versets 34 et 39. L'extension de l'usage des pains sans levain à toute une semaine fut établie en souvenir de la précipitation avec laquelle avait eu lieu le départ et de la nécessité où s'étaient trouvés les Israélites d'emporter leur provision de pâte non encore levée. On comprend facilement comment se passèrent les choses. Ne devant manger dans le repas du 14 au soir que du pain non levé, les Israélites n'avaient pu mettre du levain dans leur provision de pâte. Et lorsque immédiatement après le repas ils durent se préparer au départ, ils furent obligés d'emporter leur pâte telle qu'elle était s ans levain et de la manger ainsi pendant les premiers jours du voyage. C'est cette dernière circonstance que rappelait l'usage des azymes durant la semaine pascale instituée plus tard. Comparez Deutéronome 16.3 qui confirme expressément cette explication.
Il n'y a donc pas plus de contradiction dans le récit de l'auteur, qu'entre les sources où il l'a puisé. Le verset 8 explique le rite du repas pascal, les versets 34 et 39 celui de la semaine pascale, ainsi que la relation historique entre tous les deux.
37 Et les fils d’Israël partirent de Ramsès pour Succoth, environ 600 000 hommes de pied, les hommes faits, sans les petits enfants ; 38 et aussi un grand amas de gens monta avec eux, et du menu et du gros bétail, des troupeaux en très grand nombre. 39 Et ils cuisirent en gâteaux sans levain la pâte qu’ils avaient emportée d’Égypte ; car elle n’avait pas levé, parce qu’ils avaient été chassés d’Égypte et n’avaient pu tarder ; ils ne s’étaient pas fait non plus de provisions.
v. 37 · Bible annotée · 18/10/2026
37 à 42 Départ des Israélites
Ramsès. Ce nom était celui de tout un pays dans le Delta, qui renfermait celui de Gossen, et il ne serait pas impossible de lui donner ici ce sens général. Mais il est plus probable qu'il s'agit de la capitale de ce pays que les Israélites avaient eux-mêmes bâtie (1.11) et où ils habitaient sans doute en fort grand nombre.
On identifie souvent cette ville avec Tanis (Tsoan), la principale résidence des rois hyksos, située dans la partie nord-est du Delta, près du lac Menzalé (voir Genèse 45.10, note). Dans ce cas, la marche des Israélites se serait dirigée du Nord-Ouest au Sud-Est. Lepsius avait cru pouvoir démontrer que la ville de Ramsès était située beaucoup plus au Sud et aussi plus à l'Est, près des lacs Amers, un peu à l'ouest de la ville actuelle d'Ismaïlia. Mais les découvertes récentes de M. Naville (Mémoire publié par l'Egypt Exploration Fund. Londres 1887) conduisent à placer Ramsès, résidence fréquente de Ramsès II (Sésostris), assez loin à l'ouest de l'endroit indiqué par Lepsius, dans la localité où se trouve la ville de Phakousa, au sud-est de Zagazig, d'où part le canal qui unit le Nil avec la mer Rouge en suivant dans sa première partie le Wadi Tumilat. (Voir Carte)
De cette manière, cette ville aurait été située dans la partie occidentale du pays de Gossen, de sorte qu'en se dirigeant de Ramsès vers l'Est la colonne principale des Israélites aurait eu à traverser tout le pays où étaient établis la plupart de leurs compatriotes.
Succoth. Ce nom désigne en hébreu des cabanes construites de branchages (Genèse 33.17). D'après M. Naville (Mémoire publié par l'Egypt Exploration Fund. Londres 1885), il faut placer cette localité à l'extrémité orientale du Wadi Tumilat, entre 15 et 20 kilomètres à l'ouest d'Ismaïlia, près de l'endroit nommé aujourd'hui Tel-Maskhutah. Le savant genevois pense que Succoth désignait une contrée de pâturages, et c'est là qu'il place, d'après une foule d'indices, la ville de Pithom.
Le nom hébreu de Succoth paraît être identique à celui de Thuku (changement fréquent de T en S), qui accompagne plusieurs fois dans les inscriptions celui de Pithom et qui désigne un district habité par des étrangers, un pays de frontières ; comparez les remarques sur les mots Mosché et chartoummim, 2.10 et 7.11
Si ces rapprochements sont fondés, on comprend aisément que, à mesure que la colonne principale, partie de Ramsès sous la conduite de Moïse, traversait de l'Ouest à l'Est le pays de Gossen, elle ait pu recueillir au fur et à mesure les contingents de la population israélite habitant la contrée et prêts à partir. La nation entière se trouva ainsi réunie à l'étape de Succoth, et c'est là qu'elle jouit pour la première fois du sentiment de sa liberté. Ainsi les deux villes qui avaient été le théâtre de l'oppression la plus dure (1.11), ont joué le principal rôle au jour de la délivrance.
Si l'on se demande comment, le mot d'ordre pour le départ put être donné à un si grand nombre de personnes et comment ce départ put s'exécuter en bon ordre, il faut se rappeler que l'organisation du peuple entier en tribus, branches, familles, maisons, avec des chefs établis, selon la forme patriarcale, sur chacune de ces divisions et subdivisions, rendait possible cette exécution prompte et bien réglée de l'ordre divin.
Au nombre d'environ six cent mille piétons. Les femmes et les enfants allaient à âne, comme c'est l'ordinaire en Orient, ou sur des chariots. Si Ramsès et Succoth sont situés comme nous l'avons dit, une distance de quarante à soixante kilomètres séparait ces deux endroits ; il est peu probable que, malgré le départ très matinal, une telle foule de gens ait pu la franchir en un jour. Mais le texte ne le dit pas non plus. Le premier campement eut lieu dans les pâturages de Succoth. Ce fut là qu'on attendit les traînards et qu'on se compta approximativement. Comparez Nombres 1.46 et 3.9
Six cent mille hommes supposent une population de deux millions d'âmes environ. On demande s'il est possible que la famille de Jacob eût pu multiplier à ce point pendant quatre siècles. Sans même tenir compte de la fécondité particulière qui distingue l'Egypte et de la bénédiction extraordinaire accordée à Israël, on a calculé qu'en attribuant à chacun des petits-fils de Jacob qui, d'après les généalogies subséquentes, paraissent avoir fait souche, deux à trois descendants mâles par couple, à chaque génération, on obtient pour la dixième génération, celle qui sortit d'Egypte (10 générations pour 400 ans), un chiffre de près de 500 mille hommes, auxquels on doit ajouter tous les hommes de la huitième et de la neuvième génération qui vivaient encore. Le nombre indiqué n'a donc rien d'invraisemblable. Mais où trouvaient-ils la place pour se mouvoir tous ensemble ? Sur des routes étroites et fermées de droite et de gauche, cela ne se concevrait pas. Mais dans de vastes plaines, en partie inhabitées et incultes, chaque tribu avec ses subdivisions pouvait se mouvoir aisément.
v. 38 · Bible annotée · 18/10/2026
Une foule de gens. Cette foule se composait sans doute des restes de diverses tribus sémitiques entrées en Egypte sous les Hyksos, puis aussi de beaucoup de gens à qui la misère et l'oppression faisaient saisir avec empressement cette occasion d'émigrer sous les ailes d'un peuple plus libre, plus heureux, plus béni du ciel que le leur. Ces gens sont appelés ailleurs un ramassis (Nombres 11.4). Ils paraissent avoir rempli les métiers de coupeurs de bois et de puiseurs d'eau (Deutéronome 29.11).
Ainsi commence avec l'existence même du peuple, comme peuple, l'accomplissement de la promesse faite à Abraham Genèse 12.3 : Toutes les familles de la terre seront bénies en toi.
v. 39 · Bible annotée · 18/10/2026
Voir au verset 34.
Et d'ailleurs... Ils n'avaient, en effet, pour tout aliment que la pâte qu'ils avaient emportée et ce qu'ils pouvaient trouver sur place.
40 Et l’habitation des fils d’Israël qui avaient habité en Égypte, fut de 430 ans. 41 Et il arriva, au bout de 430 ans, il arriva, en ce même jour, que toutes les armées de l’Éternel sortirent du pays d’Égypte. 42 C’est une nuit à garder pour l’Éternel , parce qu’il les a fait sortir du pays d’Égypte ; – cette nuit-là est à garder pour l’Éternel par tous les fils d’Israël, en leurs générations.
v. 40 · Bible annotée · 18/10/2026
Quatre cent trente ans. Au lieu des mots en Egypte, les LXX disent, corrigeant le texte : en Egypte et dans le pays de Canaan et le texte samaritain, pour améliorer cette correction : dans le pays de Canaan et en Egypte. D'après ces deux versions, par conséquent, les 430 ans devraient se compter non depuis l'établissement de Jacob en Egypte, mais depuis l'appel d'Abraham (Genèse 12.1-3), et comme il s'est écoulé 215 ans de la vocation d'Abraham à l'entrée de Jacob en Egypte, il ne resterait que 215 ans, au lieu de 430, pour le séjour des Israélites dans ce pays.
Plusieurs critiques modernes défendent ce dernier chiffre et condamnent le texte massorétique. Mais en adoptant le chiffre de 215 ans pour le séjour en Egypte, on rend plus difficile à expliquer l'immense accroissement de la nation israélite pendant ce temps ; et l'on met l'Exode en contradiction avec Genèse 15.13, où Dieu annonce à Abraham un exil et une servitude qu'auront à subir ses descendants pendant quatre cents ans.
On allègue sans doute le petit nombre de générations indiquées dans quelques listes généalogiques ; ainsi, dans la généalogie 6.16 et suivants, quatre générations seulement entre Lévi et Moïse. Nous avons discuté cette question (voir la note sur ce passage). Un grand nombre de généalogies présentent pour le même temps beaucoup plus de générations :
Nombres 26.29 et suivants ; 27.1 ; Josué 17.3 (de Joseph à Tsélophcad), six ; Ruth 4.18 et suivants ; 1Chroniques 2.5-10 (de Juda à Nahason), six ; 1Chroniques 2.20 (de Juda à Betsaléel), sept ; 1Chroniques 7.20 et suivants (de Joseph à Josué), dix. Tsélophead, Nahason, Betsaléel, Josué, sont tous des contemporains de Moise.
Ce chiffre de dix générations (en comptant chaque génération à quarante ans) convient en gros au chiffre de 430 ans, mais il serait beaucoup trop fort pour une durée de 215 ans seulement. Saint Paul parait accepter la chronologie des LXX, Galates 3.17. Mais cela n'est pas parfaitement sûr, puisqu'il peut dater l'époque de la promesse non du moment où elle a commencé (avec Abraham), mais de celui où elle a fini (au départ de Jacob pour l'Egypte). Il se trouverait ainsi en parfait accord avec l'Exode (texte hébreu).
v. 41 · Bible annotée · 18/10/2026
En ce même jour-là : non le jour même de l'année où Jacob était entré en Egypte mais le jour dont il est parlé dans tout ce chapitre, celui qui va du soir du 14 au soir du 15 de ce premier mois (versets 17 et 51).
Les armées de l'Eternel. Ce terme rappelle simplement l'organisation des Israélites dont nous avons parlé verset 37 et leur marche bien réglée (verset 6).
v. 42 · Bible annotée · 18/10/2026
Une nuit à célébrer. On a traduit aussi : une nuit de préservation, de délivrance, ou bien encore : une nuit de veille à cause de...
43 Et l’Éternel dit à Moïse et à Aaron : C’est ici le statut de la Pâque : Aucun étranger n’en mangera ; 44 mais tout esclavef 44f ailleurs : serviteur. , homme acheté à prix d’argent, tu le circonciras ; alors il en mangera. 45 L’habitant et l’homme à gages n’en mangeront point. 46 Elle sera mangée dans une même maison ; tu n’emporteras point de sa chair hors de la maison, et vous n’en casserez pas un os. 47 Toute l’assemblée d’Israël la fera. 48 Et si un étranger séjourne chez toi, et veut faire la Pâque à l’Éternel , que tout mâle qui est à lui soit circoncis ; et alors il s’approchera pour la faire, et sera comme l’Israélite de naissanceg 48g litt. : l’indigène du pays. ; mais aucun incirconcis n’en mangera. 49 Il y aura une même loi pour l’Israélite de naissanceh 49h litt. : l’indigène. et pour l’étranger qui séjourne parmi vous. 50 Et tous les fils d’Israël firent comme l’Éternel avait commandé à Moïse et à Aaron ; ils firent ainsi.
v. 43 · Bible annotée · 18/10/2026
12.43 à 13.16 Diverses ordonnances en rapport avec la Pâque
43 à 51 Défense aux étrangers de participer à la Pâque
Dans la prescription sur la Pâque donnée à Moïse, versets 3 à 11, avant la sortie d'Egypte, il n'y avait pas encore lieu d'établir une règle au sujet de ceux qui pouvaient prendre part au repas pascal. Cette première Pâque ne pouvait naturellement concerner que les familles israélites. Mais après qu'une foule de gens étrangers au peuple s'étaient joints à lui au moment de la sortie (verset 38), il devenait nécessaire de compléter sur ce point l'ordonnance primitive. Il est donc certain que cette prescription n'a été donnée que plus tard, après la sortie. Cependant, elle doit avoir été donnée pendant la vie d'Aaron (verset 43) et sans doute avant la célébration de la Pâque racontée Nombres 9.1 et suivants. Elle a été placée ici pour compléter ce qui se rapporte à l'institution de la Pâque (voir à verset 50).
Fête de la délivrance du peuple élu, la Pâque ne doit être célébrée que par les membres de ce peuple.
v. 44 · Bible annotée · 18/10/2026
Mais, comme toujours, à la rigueur de la loi s'associe la tendance universaliste de la grâce. L'esclave étranger qui fait partie de la famille israélite peut se faire incorporer au peuple par la circoncision, et alors il mangera la Pâque avec lui.
v. 45 · Bible annotée · 18/10/2026
Le domicilié : l'étranger établi au milieu d'Israël (ceux qu'on appelait à Athènes les métèques).
Le mercenaire : l'ouvrier étranger qui travaille au service d'un Israélite. Si ces gens désirent participer à la Pâque ils le peuvent, à la condition indiquée verset 48
v. 46 · Bible annotée · 18/10/2026
Le caractère sacré de l'agneau, si énergiquement rappelé dans ce verset, sert à expliquer pourquoi nul incirconcis (non consacré) ne petit être admis à ce repas.
v. 47 · Bible annotée · 18/10/2026
Nul Israélite ne doit s'abstenir de ce repas ; car il sert à lier toutes les familles israélites avec Dieu et entre elles. C'est le symbole de l'unité du peuple.
v. 49 · Bible annotée · 18/10/2026
Une même loi : toujours l'universalisme le plus large perçant à travers le particularisme le plus rigoureux.
v. 50 · Bible annotée · 18/10/2026
On pourrait appliquer cette remarque à l'accomplissement subséquent de cette ordonnance, à Sinaï (Nombres 9.1-23) et en Canaan. Mais il est plus naturel de voir ici la reprise du récit interrompu par la prescription précédente et le résumé de tout ce qu'avait fait le peuple en exécution des ordres qui lui avaient été donnés pour la sortie maintenant consommée. Dans ce sens, le verset 51 se rattache tout naturellement au verset 50.
51 Et il arriva, en ce même jour, que l’Éternel fit sortir les fils d’Israël du pays d’Égypte, selon leurs armées.