1 *Ce sont ici les jugementsa 1a ou : ordonnances. que tu placeras devant eux :
2 Si tu achètes un serviteur hébreu, il servira six années, et, la septième, il sortira libre, gratuitement. 3 S’il est venu seulb 3b litt. : de sa personne, ici et v. 4. , il sortira seul ; s’il avait une femme, sa femme sortira avec lui. 4 Si son maître lui a donné une femme, et qu’elle lui ait enfanté des fils ou des filles, la femme et ses enfants seront à sonc 4c c.-à-d. : de la femme. maître, et lui, il sortira seul. 5 Mais si le serviteur dit positivement : J’aime mon maître, ma femme et mes enfants, je ne veux pas sortir libre ; 6 alors son maître le fera venir devant les jugesd 6d litt. : les dieux, ou : Dieu. , et le fera approcher de la porte ou du poteau, et son maître lui percera l’oreille avec un poinçon ; et il le servira à toujours.
v. 2 · Bible annotée · 18/10/2026
Le recueil de prescriptions qui suit porte, d'après 24.7, le nom de Livre de l'alliance. C'est le code civil et criminel israélite dans ce qu'il a de plus essentiel. Les bases générales de la vie religieuse et morale, domestique et sociale, ont été posées dans le Décalogue. C'est sur ce fondement que s'élève maintenant l'édifice du droit israélite. Si les déterminations spéciales qui le composent sont loin d'embrasser tous les cas qui pouvaient se présenter, elles n'en tracent pas moins les normes d'après lesquelles les cas non mentionnés devront recevoir leur solution.
On a divisé ce code en six groupes, de dix articles chacun, le Décalogue proprement dit formant un premier groupe qui, avec les six autres, composerait l'heptade sacrée. Sans doute on remarquera çà et là quelque arbitraire dans les détails de cette distribution. Cependant on verra qu'une division telle que celle-là se présente assez naturellement et que chaque groupe contient bien en gros quelque chose comme dix articles. Une distribution symétrique par septaines et par dizaines est conforme à l'analogie de la littérature hébraïque. Elle avait l'utilité de classer et, par là, d'aider à retenir cette longue série d'articles de loi.
2 à 11 Premier groupe
Ce premier titre est consacré au droit des serviteurs. Le grand Décalogue n'indiquait que les devoirs envers les supérieurs et les égaux ; peut-être est-ce là la raison pour laquelle le code destiné à le compléter commence par le droit des inférieurs. Ce groupe se compose de deux moitiés égales, comme le Décalogue proprement dit. La première (versets 2 à 6) concerne les esclaves en général ; la seconde (versets 7 à 11) traite d'un cas particulier relatif aux esclaves femmes.
Les Israélites avaient de vrais esclaves, de race étrangère (Lévitique 25.44-46), mais aussi des serviteurs israélites dont l'asservissement n'était que temporaire. Un Israélite pouvait devenir esclave, soit par condamnation judiciaire, parce qu'ayant volé il n'avait pas de quoi restituer (Exode 22.3), soit spontanément, contraint à cela par la pauvreté (Lévitique 25.39). En réalité, ce servage n'était qu'un engagement pour six ans, comme on le voit dans ce verset. Voir les développements philanthropiques que donne sur ce point le Deutéronome chapitre 15.
D'après Lévitique 25.39 et suivants, le servage des Israélites devait se terminer à l'année du Jubilé et pouvait, par conséquent, durer quarante-huit ou quarante-neuf ans. Cette prescription ne paraît pas d'accord avec celle contenue dans notre verset. Mais elle s'appliquait sans doute aux esclaves qui avaient refusé de recouvrer leur liberté après la sixième année (versets 5 et 6).
v. 4 · Bible annotée · 18/10/2026
Pour comprendre cette prescription, qui pourrait paraître dure, il faut considérer :
- que, si cette femme était elle-même israélite, son servage avait en tout cas un terme assez prochain ; comparez verset 2, qui s'appliquait aux femmes aussi bien qu'aux hommes (Deutéronome 15.12)
- que, si elle était une esclave étrangère, il ne tenait qu'au serviteur de suivre la condition de sa femme en demeurant dans la maison comme serviteur perpétuel. Voir versets 5 et 6.
v. 6 · Bible annotée · 18/10/2026
Devant Dieu. Nous traduisons littéralement ; mais le sens de cette formule est : devant l'autorité, parce que celle-ci était envisagée comme instituée de Dieu et comme le représentant. Comparez Deutéronome 1.17 : Le Jugement est de Dieu.
Psaumes 82.1 : Dieu assiste dans l'assemblée des juges.
Peut-être cette expression se rattachait-elle aussi à l'usage primitif de rendre la justice auprès du lieu de culte (18.15-16). Ce fut sans doute le cas durant le séjour au désert. Plus tard, nous savons qu'il y eut un tribunal dans chaque ville (Deutéronome 16.18), et c'est sans doute devant ce tribunal que l'esclave devait confirmer sa déclaration.
S'agit-il de la porte du tribunal ou de celle de la demeure du maître ? Le symbole s'explique mieux dans le second cas, et Deutéronome 15.16-17, où il n'est pas même question de la comparution devant le tribunal, ne permet pas une autre interprétation.
Percera l'oreille : en la fixant à la porte, c'est déclarer indissoluble l'union de l'esclave avec la famille du maître. Un usage pareil est mentionné chez les Arabes, les Libyens, les Carthaginois, etc.
A perpétuité. D'après la loi du Lévitique (25.40), l'esclavage d'un Israélite devait cesser au Jubilé. Mais cette institution de l'année du Jubilé n'a été introduite que postérieurement au Livre de l'alliance. Dès le moment où elle l'a été, le à perpétuité n'a plus spécifié que la non application de la libération septennale (verset 2).
7 Et si un homme vend sa fille pour être servante, elle ne sortira point comme sortent les serviteurs. 8 Si elle déplaît aux yeux de son maître qui se l’était fiancée, il la fera racheter ; il n’aura pas le pouvoir de la vendre à un peuple étranger, après l’avoir trompée. 9 Et s’il l’a fiancée à son fils, il agira envers elle selon le droit des filles. 10 S’il en prend une autre, il ne retranchera rien pour elle à sa nourriture, à son vêtement, et à son droit conjugal. 11 Et s’il ne fait pas pour elle ces trois choses-là, elle sortira gratuitement, sans [payer aucun] argent.
v. 7 · Bible annotée · 18/10/2026
7 à 14 C'est ici la seconde partie du premier groupe ; elle concerne spécialement les jeunes servantes. Leur condition diffère de celle des esclaves en général, qui, d'après le verset 2, recouvrent leur liberté après la sixième année. Ou bien le maître auquel la jeune fille a été vendue par son père pour devenir la servante, c'est-à-dire, comme on le voit par ce qui suit, la femme ou la concubine de l'acheteur ou de son fils, n'est pas satisfait d'elle après l'achat. Dans ce cas, elle ne doit pas sortir comme sortent les serviteurs, c'est-à-dire être libérée simplement la septième année (verset 7). De deux choses l'une : Ou bien l'acheteur ne l'a pas prise pour femme, et dans ce cas, il peut la revendre, mais seulement à des Israélites (verset 8). On peut traduire aussi les premiers mots de ce verset 8 dans ce sens : Si elle a déplu à son maître qui se l'était destinée. Ou bien il l'a donnée à son fils, et dans ce cas il doit la traiter comme on traite ses filles, c'est-à-dire la garder toujours et ne pas la renvoyer (verset 9). Si même le père prend plus tard pour son fils une autre femme (verset 10), il doit toujours fournir à la première l'entretien, résumé en ces trois points : vivre, vêtement et couvert.
Vivre ; en hébreu : viande ; pas simplement le pain ; l'auteur a en vue des gens aisés.
Le couvert : l'habitation. S'il lui refuse ces trois choses, le vivre, le vêtement et le couvert, il devra l'affranchir sans rançon ; il perd ainsi la somme d'achat.
12 Si quelqu’un frappe un homme, et qu’il en meure, il sera certainement mis à mort. 13 Mais s’il ne lui a pas dressé d’embûche, et que Dieu l’ait fait tomber sous ses mains, je t’établirai un lieu où il s’enfuira. 14 Et si un homme s’élève de propos délibéré contre son prochain, pour le tuer par ruse, tu l’arracheras de mon autel, pour qu’il meure. 15 Et celui qui frappera son père ou sa mère sera certainement mis à mort.
v. 12 · Bible annotée · 18/10/2026
12 à 27 Deuxième groupe
Ce groupe contient des lois relatives à des homicides ou à des lésions corporelles, commises directement. Les cinq premiers articles s'appliquent au meurtre d'un Israélite ou à des crimes que le législateur a l'intention d'y assimiler pleinement et qu'il punit de la même peine ; les cinq premiers, à des cas de blessures n'ayant pas entraîné la mort ou l'ayant entraînée sans qu'elle fût dans l'intention du coupable.
Le verset 12 contient la règle générale, conforme au principe posé Genèse 9.6. Le verset 13 statue l'exception. Il s'agit ici non seulement de l'absence de guet-apens ou même de préméditation, mais de l'absence d'intention, comme le prouvent du reste les développements donnés Deutéronome 19.5 : par exemple, si quelqu'un, lançant une flèche, vient à atteindre une personne qui se trouvait là sans qu'il pût s'en douter.
Sur les asiles, voyez Nombres 35.1-34
v. 14 · Bible annotée · 18/10/2026
Ce verset reprend la règle établie au verset 12 en l'appliquant même au cas où le meurtrier voudrait faire usage du moyen de salut institué au verset 13.
Avec ruse. non en combat franc et loyal.
Ceci est développé dans Nombres 35.16-21. Voir aussi Deutéronome 19.11-12
Mon autel. Les lieux saints étaient des asiles dans toute l'antiquité. Les criminels fuyaient à l'autel et en saisissaient les cornes pour être à l'abri de la punition. Car c'était sur les cornes de l'autel que se versait le sang destiné à opérer l'expiation (Lévitique 4.7) ; comparez l'histoire d'Adonija et de Joab, 1Rois 1.50 ; 2.29. Chez les Grecs aussi, l'autel servait d'asile.
v. 15 · Bible annotée · 18/10/2026
Il n'est pas dit ici : de sorte qu'il en meure, comme verset 12. Le simple acte de frapper, quelle qu'en soit la conséquence, est digne de mort, quand il a pour objet les parents. On doit remarquer la position élevée que la législation hébraïque donne à la mère : d'après la loi romaine, n'était puni que celui qui frappait son père.
16 Et si quelqu’un vole un homme et qu’il le vende, ou qu’il soit trouvé en sa main, il sera certainement mis à mort.
v. 16 · Bible annotée · 18/10/2026
Il s'agit du rapt d'un Israélite ; Deutéronome 24.7 le dit expressément.
17 Et celui qui maudit son père ou sa mère sera certainement mis à mort.
v. 17 · Bible annotée · 18/10/2026
Ce verset paraîtrait mieux placé avant le précédent. L'ordre des articles peut avoir été interverti. Une simple injure adressée aux parents est mise sur la même ligne que le rapt pratiqué envers la personne du prochain. A Athènes, ce crime n'était puni que par la prison.
18 Et si des hommes contestent entre eux, et que l’un frappe l’autre avec une pierre ou avec le poing, et qu’il ne meure pas, mais tienne le lit : 19 s’il se lève et marche dehors sur son bâton, celui qui l’a frappé sera tenu pour quitte ; seulement, il paiera son chômage, et le fera guérir complètement. 20 Et si quelqu’un frappe du bâton son serviteur ou sa servante, et qu’il meure sous sa main, il sera certainement vengé ; 21 seulement, s’il reste debout un jour ou deux jours, il ne sera pas vengé, car il est son argent. 22 Et si des hommes se querellent, et que [l’un d’eux] heurte une femme enceinte et qu’elle accouche sans qu’il y ait de malheur, une amende sera payée selon ce que le mari de la femme lui imposera, et il la donnera suivant [la décision des] juges. 23 Et s’il arrive malheur, tu donneras vie pour vie, 24 œil pour œil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied, 25 brûlure pour brûlure, blessure pour blessure, meurtrissure pour meurtrissure. 26 Et si un homme frappe l’œil de son serviteur, ou l’œil de sa servante, et le lui fasse perdre, il les laissera aller libres pour l’œil ; 27 et s’il fait tomber la dent de son serviteur ou la dent de sa servante, il les laissera aller libres pour la dent.
v. 18 · Bible annotée · 18/10/2026
18 et 19 : Quelle équité dans toutes ces mesures ! En cas de mort. s'applique la règle du verset 12.
v. 20 · Bible annotée · 18/10/2026
Du bâton : Ce mot prouve qu'il ne s'agit point ici d'une querelle, mais d'un châtiment proprement dit infligé par le maître, comme tel. Ce n'est que dans l'exercice de son droit de punir qu'il est au bénéfice du verset 21.
Son serviteur... Les Juifs rapportent ceci (comme aussi les versets 26 et 32) aux serviteurs non israélites ; il est plus probable, en effet, que là où la loi ne spécifie pas, elle veut parler des esclaves étrangers.
Il doit être vengé. Comment ? La loi ne le dit pas. Les interprètes juifs disent que la peine ne peut être que la mort. Mais la plupart des interprètes chrétiens pensent que par la substitution du terme vague de venger à l'expression de mettre à mort (versets 12,15,16,17), le législateur a voulu laisser ici la fixation de la peine à l'appréciation des juges.
Un jour ou deux jours : vingt-quatre heures et quelque chose de plus. Ce temps écoulé, sans que la mort fût survenue, le maître était hors de cause. Si l'esclave frappé survit de plus de vingt-quatre heures au châtiment infligé par son maître, cela prouve que le maître n'avait point l'intention de le tuer, et que cet acte rentre dans la catégorie des châtiments : la mort de son esclave est pour lui une punition suffisante.
Sa propriété, littéralement : son argent.
v. 22 · Bible annotée · 18/10/2026
Lorsque des hommes se battent, c'est-à-dire dans une rixe entre eux, par conséquent sans dessein de faire du mal à la femme dont il s'agit.
Heurtent une femme enceinte, qui veut intervenir en prenant fait et cause pour son mari (Deutéronome 25.11).
Sans qu'il y ait du mal : sans que la mort de la mère ou de l'enfant ou une atteinte grave à la santé de l'un ou de l'autre en résulte. Le chiffre de l'amende est déterminé par le demandeur ; mais les derniers mots : après décision d'arbitres (littéralement : avec arbitres), fournissent le moyen de modérer des prétentions exorbitantes. Cette restriction est omise avec intention au verset 30.
v. 23 · Bible annotée · 18/10/2026
S'il y a du mal : pour la femme ou pour l'enfant (verset 22).
Tu donneras. Ceci s'adresse au peuple qui doit exécuter cet ordre par l'intermédiaire du juge : Tu feras qu'on donne.
Le législateur veut qu'on applique aussi dans ce cas particulier le principe général formulé Lévitique 24.19 et Deutéronome 19.21, où est instituée d'une manière générale la peine du talion.
Vie pour vie. Le législateur a voulu faire connaître le droit strict ; mais comme il s'agit moins d'une expiation offerte à la justice divine que d'une compensation accordée à la partie lésée (comparez le tu donneras), il faut croire qu'il y avait des accommodements possibles, comme dans l'autre cas mentionné versets 29 et 30. Comment la partie lésée n'eût-elle pas, sauf dans des cas exceptionnels, préféré des dommages et intérêts à un genre de réparation qui ne lui aurait servi à rien ?
v. 26 · Bible annotée · 18/10/2026
A son serviteur : évidemment non israélite ; voir verset 20, note ; car s'il était israélite, la liberté, c'est-à-dire la dispense de quelques années de service ne serait pas un dédommagement suffisant.
Le droit du talion n'existe pas pour l'esclave. La liberté est pour lui une compensation suffisante.
28 Et si un bœuf frappe de ses cornes un homme ou une femme, et qu’ils en meurent, le bœuf sera certainement lapidé, et sa chair ne sera pas mangée ; mais le maître du bœuf sera [tenu pour] non coupable. 29 Et si le bœuf frappait de ses cornes auparavant, et que son maître en ait été averti et qu’il ne l’ait pas tenu sous garde, et qu’il tue un homme ou une femme, le bœuf sera lapidé, et son maître aussi sera mis à mort. 30 Et si une indemnité lui est imposée, il donnera la rançon de sa vie selon tout ce qui lui sera imposé. 31 Soit qu’il ait frappé un fils, ou qu’il ait frappé une fille, il lui sera fait selon ce jugemente 31e ou : cette ordonnance. . 32 Si le bœuf a frappé de ses cornes un serviteur ou une servante, le possesseurf 32f litt. : il. donnera à son maître 30 sicles d’argent, et le bœuf sera lapidé.
v. 28 · Bible annotée · 18/10/2026
21.28 à 22.17 Troisième groupe
Les articles de ce groupe se rapportent aux dommages causés à la propriété d'autrui, soit involontairement, soit volontairement.
Le bœuf devra être lapidé : non seulement par mesure de sûreté, mais aussi, comme le prouve la défense d'en manger la chair, en hommage à l'inviolabilité de la vie humaine et conformément à la parole Genèse 9.5 : Je demanderai compte de votre sang à tout animal.
Dracon, chez les Grecs, avait ordonné que les choses inanimées elles-mêmes par lesquelles quelqu'un aurait été tué, fussent jetées hors du pays. C'était dépasser la mesure.
v. 29 · Bible annotée · 18/10/2026
Sera mis à mort. La loi pose le principe, comme au verset 23 ; mais, l'homicide ayant eu lieu par imprudence, et la responsabilité du sang reposant proprement sur l'animal, il est permis au meurtrier, moyennant l'assentiment de la partie lésée, de se racheter en payant des dommages-intérêts, tels que les exigera la partie plaignante. Aussi n'est-il pas dit, comme aux versets 12,15,16,17, qu'il doit être mis à mort, mais seulement qu'il sera mis à mort, c'est-à-dire si les parents le réclament et qu'il n'y ait pas eu d'arrangement conclu.
v. 30 · Bible annotée · 18/10/2026
Tout ce qu'on lui réclamera. Selon les interprètes juifs, cette rançon devait être fixée par les juges, mais, selon l'esprit de la loi, elle doit l'être par le plaignant.
v. 31 · Bible annotée · 18/10/2026
Un fils ou une fille. La loi ne fait pas de distinction entre majeurs et mineurs, mais seulement entre personnes libres et esclaves (verset 32).
v. 32 · Bible annotée · 18/10/2026
Serviteur ou servante : non israélite.
Trente sicles : environ un demi-kilogramme d'argent. C'était donc là le prix moyen d'un esclave étranger. (Chez les Grecs, il était de cent cinquante drachmes, soit une fois et demi plus élevé). Pour le rachat d'un homme israélite (à l'occasion d'un vœu, par exemple), le prix était de cinquante sicles (Lévitique 27.3).
33 Et si un homme ouvre une fosse, ou si un homme creuse une fosse, et ne la couvre pas, et qu’un bœuf ou un âne y tombe, 34 le propriétaire de la fosse donnera une compensation, il remettra l’argent au maître de la [bête] ; et la bête morte lui appartiendra.
v. 33 · Bible annotée · 18/10/2026
Ouvrira une citerne : en levant la pierre qui en ferme l'ouverture (Genèse 29.2).
v. 34 · Bible annotée · 18/10/2026
Lui appartiendra : au maître de la citerne, qui a payé le prix de la bête ; comparez verset 36.
35 Et si le bœuf d’un homme heurte le bœuf de son prochain, et qu’il en meure, ils vendront le bœuf vivant, et en partageront l’argent, et ils partageront aussi le mort. 36 Ou s’il était connu que le bœuf frappait de ses cornes auparavant, et que son maître ne l’ait pas tenu sous garde, il fera certainement compensation, bœuf pour bœuf ; et le [bœuf] mort lui appartiendra.
v. 35 · Bible annotée · 18/10/2026
Dans le premier cas, il y a accident, et le dommage est supporté par moitié par chacun des propriétaires.
v. 36 · Bible annotée · 18/10/2026
Dans le second cas, il y a eu imprudence de l'une des parties, et le dommage est tout entier à la charge de celle-ci.
37 Si un homme vole un bœuf, ou un moutong 37g ou : chèvre. , et qu’il le tue ou le vende, il restituera cinq bœufs pour le bœuf, et quatre moutons pour le mouton.
v. 37 · Bible annotée · 18/10/2026
Dans le texte hébreu, notre verset 1 est le verset 37 du chapitre précédent, de sorte que le verset 2 est le verset 1 de celui-ci, et ainsi de suite.
Cette loi vise le vol d'animaux :
Ou bien le vol est consommé irréparablement (verset 1), ou bien il est encore réparable, si le voleur vient à résipiscence (verset 1).
Dans le premier cas, l'indemnité est non seulement le double de l'objet volé, comme dans les cas de vol ordinaire (versets 4 et 7), mais 4 ou 5 fois autant. La raison de cette différence est sans doute que le bétail pâturant au large est confié à la bonne foi du public. La vie champêtre n'est possible qu'à la condition d'une puissante garantie contre un vol aussi facile. Cependant la loi fait une différence entre le vol d'un bœuf et celui d'un mouton, parce que chez le bœuf il y a, outre la chair, la force de travail.
Dans le second cas, si le voleur reconnaît sa faute (verset 4), il n'y a que restitution au double ; la loi veut par là lui faciliter la résipiscence.
Mouton. Le mot hébreu désigne toute pièce de petit bétail. Pour la restitution au quadruple, comparez 2Samuel 12.6
La restitution au septuple d'un objet volé, dont parle Proverbes 6.31, n'est pas l'objet d'une loi ; il s'agit d'un voleur qui donne satisfaction au volé pour n'être pas traduit en justice.