1 Si le voleur est trouvé commettant effraction, et qu’il soit frappé et qu’il meure, il n’y aura pas coulpe de sang pour lui. 2 Si le soleil est levé sur lui, il y aura coulpe de sang pour lui : il aurait fait pleine compensation ; s’il n’avait rien eu, il aurait été vendu pour son vol. 3 Si ce qui a été volé est trouvé vivant entre ses mains, soit bœuf, soit âne, soit mouton, il fera compensation au double.
v. 1 · Bible annotée · 18/10/2026
Dans cette loi sur la restitution du bétail volé sont intercalées deux règles particulières, relatives au cas où le volé viendrait à tuer le voleur. Au verset 2, il s'agit d'une effraction qui a eu lieu de nuit ; c'est ce qui ressort du contraste avec le verset 3. Dans le cas d'effraction nocturne, il est impossible de mesurer ses coups, ni de demander du secours ou de reconnaître le voleur pour le dénoncer ensuite ; enfin, l'on peut présumer que le voleur ne reculera pas devant un homicide, si cela devient nécessaire pour cacher son larcin. Ainsi s'explique l'absolution accordée dans ce cas au meurtrier ; cette même disposition se retrouvait dans la loi athénienne et dans la loi romaine.
De jour, la mort du voleur est traitée comme meurtre ; mais y a-t-il peine de mort ? Cela n'est pas dit expressément, et peut-être ce cas rentre-t-il dans celui de l'homicide par imprudence (21.29-30).
La punition sévère prescrite à la fin du verset 3 est considérablement adoucie par le fait que, d'après 21.2 le servage se réduisait à six ans de travaux forcés dans un bagne domestique.
v. 3 · Bible annotée · 18/10/2026
Ce verset est la contrepartie du verset 2.
4 Si un homme fait brouter un champ ou une vigne, et envoie son bétail et qu’il broute dans le champ d’autrui, il fera compensation, du meilleur de son champ et du meilleur de sa vigne.
v. 4 · Bible annotée · 18/10/2026
Verger. Le mot hébreu se traduit ordinairement par vigne ; mais il désigne en réalité tout espace clos planté d'arbres fruitiers, vigne ou autres.
De ce qu'il a de mieux, ou plus exactement du bon ; sans qu'il puisse alléguer que les produits broutés dans le champ du voisin étaient de qualité inférieure. Lors même, en effet, qu'il ne s'agit pas d'un tort volontaire, il y a eu cependant négligence coupable et prolongée.
5 Si le feu sort et trouve des épines, et qu’un tas de gerbes, ou du blé sur pied, ou le champ, soit consumé, celui qui aura allumé l’incendie fera pleine compensation.
v. 5 · Bible annotée · 18/10/2026
Ici encore rien dans le texte ne suppose qu'il s'agisse d'un dommage volontaire. Un coup de vent peut être survenu et avoir chassé au loin le feu que quelqu'un faisait sur ses terres, pour brûler les herbes, par exemple, afin de faire de l'engrais, etc.
Avec cet article se terminent les lois relatives aux dommages causés à la propriété d'autrui. Les trois articles suivants se rapportent aux dommages qui peuvent arriver à la chose d'autrui pendant le temps où elle se trouvait avoir été confiée. Le premier se rapporte aux dépôts d'argent ou de meubles ; le deuxième à des bêtes données à garder ; le troisième à des bêtes prêtées ou louées.
6 Si quelqu’un donne à son prochain de l’argent ou des objets à garder, et qu’ils soient volés de la maison de cet homme, si le voleur est trouvé, il fera compensation au double. 7 Si le voleur n’est pas trouvé, le maître de la maison sera amené devant les jugesa 7a litt. : les dieux, ou : Dieu, ici et v. 8. , [pour jurer] s’il n’a pas mis sa main sur le bien de son prochain. 8 Dans toute affaire d’infidélité touchant un bœuf, touchant un âne, touchant un mouton, touchant un vêtement, touchant toute chose perdue dont on dira : C’est cela, – l’affaire des deux [parties] viendra devant les juges ; celui que les juges condamneront fera compensation au double à son prochain.
v. 6 · Bible annotée · 18/10/2026
Meubles, au sens légal du mot, par opposition aux immeubles et aussi au bétail.
v. 7 · Bible annotée · 18/10/2026
Devant Dieu : c'est-à-dire devant l'autorité qui le représente ; voir 21.6, note.
Pour qu'on sache. Il y a ici une ellipse que l'on peut remplir aussi par les mots : pour jurer si...
v. 8 · Bible annotée · 18/10/2026
Le verset 9 généralise ce qui vient d'être dit par rapport aux dépôts, en l'appliquant aux objets en litige, en général, tels que les objets perdus.
C'est bien celui-là, c'est-à-dire : je le reconnais, c'est le mien.
9 Si un homme donne à garder à son prochain un âne, ou un bœuf, ou un mouton, ou une bête quelconque, et que la bête meure, ou qu’elle se soit fait une fracture, ou qu’on l’ait emmenée, sans que personne l’ait vu, 10 le serment de l’Éternel interviendra entre les deux [parties], [pour jurer] s’il n’a pas mis sa main sur le bien de son prochain ; et le maître de la [bête] l’acceptera, et celui-là ne fera pas compensation ; 11 mais, si réellement elle lui a été volée, il fera compensation au maître : 12 si elle a été déchirée, il l’apportera en témoignage ; il ne compensera pas ce qui a été déchiré.
v. 9 · Bible annotée · 18/10/2026
10 à 13 Sur le bétail donné en garde.
Cette loi est plus sévère pour le dépositaire que la précédente. En effet, la garde d'animaux exige des soins particuliers et des soins qui doivent être rémunérés. Il n'en est pas de même d'un dépôt de meubles. Aussi notre jurisprudence distingue-t-elle entre le dépôt à titre gratuit et le dépôt onéreux. La jurisprudence rabbinique fait la même distinction. Le dépositaire à titre gratuit n'est point responsable du dépôt, sauf s'il l'a dérobé ou employé ; mais le dépositaire salarié de bêtes qui lui sont confiées, autrement dit le berger aux gages d'autrui, est dans la règle responsable. Si une bête manque il doit en indemniser le propriétaire, sauf les cas de force majeure énumérés versets 10 à 12 : accidents, mort, bêtes féroces, brigands.
v. 10 · Bible annotée · 18/10/2026
Le serment de l'Eternel. Cette belle expression ne se retrouve que deux fois dans la Bible : 2Samuel 21.7 ; 1Rois 2.43 ; comparez encore Ecclésiaste 8.2
Mis la main sur... : s'il ne s'est point approprié...
v. 11 · Bible annotée · 18/10/2026
Si on la lui a volée : il y a eu négligence de sa part.
v. 12 · Bible annotée · 18/10/2026
Il en produira les restes, qui prouveront qu'il est accouru à temps encore pour chasser la bête fauve.
13 Et si un homme a emprunté [une bête] à son prochain, et qu’elle se fasse une fracture, ou qu’elle meure, et que son maître n’ait pas été avec elle, il fera certainement compensation. 14 Si son maître était avec elle, il ne fera pas compensation ; si elle a été louée, elle sera venue pour son louage.
v. 13 · Bible annotée · 18/10/2026
14 à 15 Sur la perte de bêtes empruntées ou prêtées.
Dans le cas où le propriétaire est présent, il doit veiller lui-même à ce que l'usage fait de sa bête ne la mette pas en danger. C'est plus évidemment le cas s'il l'avait simplement prêtée ; car il restait ainsi plus complètement le maître de son emploi.
Dans le cas où il l'avait louée, le prix de location devait suffire pour le dédommager, puisqu'il avait autorisé par sa présence ce qui avait eu lieu.
15 Et si un homme séduit une vierge non fiancée, et couche avec elle, il la prendra pour sa femme, en payant une dot. 16 Si son père refuse absolument de la lui donner, il [lui] pèsera de l’argent selon la dot des vierges.
v. 15 · Bible annotée · 18/10/2026
16 à 17 Cas de séduction.
Cette loi ne se rattache aux précédentes que par l'idée générale d'abus de confiance à l'égard de la propriété d'autrui. Une fille non fiancée est le bien du père. Deutéronome 22.25-27 traite de la séduction d'une fiancée, cas qui était puni comme celui d'adultère. Le vrai parallèle du cas dont il s'agit ici se trouve Deutéronome 22.28-29
Dans la loi israélite, la séduction est traitée non comme un cas criminel, mais comme un dommage qui doit être réparé (ce qui n'est pas le cas chez nous). Cette réparation est le mariage forcé, qui oblige l'époux, aussi bien que tout autre mariage, à payer un douaire au père de la fiancée. De plus, d'après le Deutéronome, le mariage est dans ce cas indissoluble, sans divorce possible. Si le mariage n'a pas lieu, ce qui ne petit arriver que par suite d'un refus formel du père (ou aussi de la fille, selon le Talmud), le séducteur n'en doit pas moins payer un douaire comme on le paie quand on épouse une vierge ; probablement cinquante pièces d'argent (comme Deutéronome 22.29).
17 Tu ne laisseras point vivre la magicienne. 18 Quiconque couche avec une bête sera certainement mis à mort. 19 Celui qui sacrifie à un dieu, si ce n’est à l’Éternel seul, sera voué à la destruction.
v. 17 · Bible annotée · 18/10/2026
18 à 31Quatrième groupe
Jusqu'ici le Livre de l'alliance nous a présenté des prescriptions de nature juridique concernant la liberté, la vie et la propriété du prochain ; il s'agissait du droit du prochain sous ces différents rapports. Dès maintenant nous trouvons une série de préceptes religieux et moraux qui ne rentrent pas dans la sphère du droit naturel et qui interdisent tout ce qui pourrait troubler l'ordre de choses saint et équitable que Dieu veut voir régner au milieu de son peuple.
Les trois premiers articles ont seuls une sanction humaine. Ils visent tous trois des actes dans lesquels l'homme prétend unir ce que Dieu a séparé.
Sur la sorcellerie
Magicienne. Ce mot est au féminin, parce que ce sont surtout les femmes qui exercent les arts occultes ; qu'on se rappelle les anciennes magiciennes (Circé, Médée) ; puis les sorcières du moyen-âge, les tireuses de cartes et les somnambules de nos jours. Cependant la pratique de la magie est aussi condamnée Lévitique 20.27 pour les deux sexes ; comparez surtout Deutéronome 18.9-12, où les diverses espèces de divination sont énumérées. Sous toutes ses formes, la magie est un appel à une puissance surnaturelle qui ne se subordonne point à la volonté divine ; c'est donc un acte de rébellion contre l'Eternel et, comme tel, un crime capital. Comparez les nombreux passages des prophètes sur ce sujet : Esaïe 8.19 ; 19.3 ; 44.25 ; 47.12 ; Michée 5.12, etc.
v. 18 · Bible annotée · 18/10/2026
Sur la bestialité
Comparez Lévitique 18.23 ; 20.15 et suivants. Ce crime était assez fréquent chez les Egyptiens et les Cananéens. Comme le précédent, il dérange l'ordre que Dieu a établi dans l'univers et met l'homme dans une relation coupable avec des êtres auxquels il ne doit point se mêler, là avec les esprits invisibles, ici avec les animaux.
v. 19 · Bible annotée · 18/10/2026
Sur le culte des dieux étrangers
Anathème : consacré à l'Eternel pour être détruit (Lévitique 27.28). L'anathème est plus que la mort ; ce mot s'applique à une victime offerte à la colère divine.
Dans ces trois défenses la peine capitale, qui était toujours la lapidation, est exprimée de trois manières différentes et avec une gravité croissante :
- Tu ne laisseras pas vivre.
- Devra être mis à mort.
- Sera détruit comme anathème.
Il y a là comme trois degrés d'horreur croissante contre le crime commis.
20 Tu ne traiteras pas mal et tu n’opprimeras pas l’étranger ; car vous avez été étrangers dans le pays d’Égypte. 21 Vous n’affligerez aucune veuve, ni aucun orphelin. 22 Si, en quoi que ce soit, tu les affliges, et qu’ils crient à moi, certainement j’entendrai leur cri ; 23 et ma colère s’embrasera, et je vous tuerai par l’épée, et vos femmes seront veuves, et vos enfants orphelins.
v. 20 · Bible annotée · 18/10/2026
Le respect pour l'étranger
Autant il faut détester les dieux des étrangers (verset 20), autant il faut savoir respecter et protéger l'étranger lui-même ; comparez 23.9, où le même considérant est reproduit d'une manière encore plus pressante ; de même Lévitique 19.33-34 et Deutéronome 10.19. Dans ce dernier passage, il est dit que l'étranger doit être aimé comme un compatriote. Et il ne faudrait pas croire que cette prescription ne s'applique qu'aux prosélytes devenus membres du peuple. La comparaison avec l'état d'Israël lui-même quand il était en Egypte, écarte toute restriction de ce genre.
v. 21 · Bible annotée · 18/10/2026
22 à 24 Respect pour la veuve et l'orphelin
Comparez Deutéronome 10.18 ; voir aussi Deutéronome 14.29 la promesse faite à ceux qui accomplissent cette loi.
Vous ne chagrinerez pas : Vous ne leur ferez point de tort, vous ne les traiterez pas durement, soit en ne faisant pas justice (Deutéronome 27.19 ; Esaïe 1.23 ; Jérémie 5.28), soit en expropriant (Esaïe 10.2 ; Michée 2.9), soit en prenant en gage les vêtements ou le bétail (Deutéronome 24.17 ; Job 24.3), soit en réduisant en esclavage pour dettes (2Rois 4.1).
Et je vous tuerai par l'épée. Le caractère de la punition est conforme à celui du crime ; Dieu ne fera pas périr par la peste ou la famine, qui frappent également tous les membres du peuple, mais par la guerre (l'épée) qui ne frappe que les mâles adultes, de telle sorte que vos propres femmes deviendront des veuves et vos fils des orphelins. C'est la loi du talion.
24 Si tu prêtes de l’argent à mon peuple, au pauvre qui est avec toi, tu ne seras pas avec lui comme un usurier ; vous ne lui imposerez pas d’intérêt. 25 Si tu prends en gage le vêtement de ton prochain, tu le lui rendras avant que le soleil soit couché ; 26 car c’est sa seule couverture, son vêtement pour sa peau : dans quoi coucherait-il ? Il arrivera que, quand il criera à moi, je l’écouterai ; car je suis miséricordieuxb 26b ailleurs : plein de grâce. .
v. 24 · Bible annotée · 18/10/2026
A quelqu'un de mon peuple, au pauvre. Il y a proprement : à mon peuple, au pauvre, ou plus exactement encore : à mes gens, les pauvres qui sont avec toi. Comme il n'y a guère que les pauvres qui empruntent, le peuple dans ce cas-ci, ce sont bien les pauvres. Dans l'Ecriture, Dieu aime d'ailleurs à nommer de ce beau titre : mon peuple, ceux de son peuple qui sont pauvres et opprimés (Psaumes 14.4 ; Michée 2.9). Même défense Lévitique 25.35-43. Dans Deutéronome 23.19 et suivants, la défense de prêter à intérêt est généralisée et étendue aux prêts faits à un Israélite quelconque. Cette loi s'appliquait à un milieu dans lequel le commerce de l'argent n'existait encore que dans une mesure restreinte. Il ne faut pas traduire : Tu n'agiras pas à la façon de l'usurier ; car l'usure est déjà en soi un délit ; mais entendre simplement : Tu n'agiras pas envers ton frère avec la rigueur d'un prêteur à intérêt. Tu ne feras pas de son besoin d'argent l'occasion d'une affaire, celle-ci n'eût-elle même rien d'inique. Tu rendras ce service à un frère par humanité. Comparez Matthieu 5.42 ; Luc 6.34. Ce n'est pas une question de jurisprudence.
v. 25 · Bible annotée · 18/10/2026
Cette loi est également destinée à prévenir les inhumanités qui pourraient résulter du prêt sur gage. Elle est reproduite et complétée Deutéronome 24.6,10-13 ; voir encore sur les vêtements pris en gage Job 22.6 et Amos 2.8, et sur les gages en général Job 24.9 ; Ezéchiel 18.7
Le manteau. C'était une grande pièce de drap carrée que l'on portait le jour sur la tunique et dans laquelle on s'enveloppait pour la nuit. L'ouvrier l'ôtait de jour pour le travail. L'en priver pour la nuit, c'était une cruauté.
Ces quatre préceptes touchants en faveur des faibles et des pauvres (versets 21, 22-24, 25, 26-27) font bien voir que nous ne sommes plus dans le domaine proprement juridique.
27 Tu n’outrageras pas les jugesc 27c ou : Dieu. , et tu ne maudiras pas le prince de ton peuple.
v. 27 · Bible annotée · 18/10/2026
Sur le respect de Dieu et des autorités.
De pair avec les devoirs envers les petits marchent les devoirs envers les grands.
On traduit parfois : Tu n'injurieras point les juges. Peut-être les juges sont-ils compris dans le mot Dieu (comparez 21.6 ; 22.7-8). Cependant le respect pour les autorités est plutôt l'objet de la seconde partie du verset. C'est donc à Dieu lui-même, l'autorité suprême en Israël, que se rapporte la première proposition. Le respect pour Dieu est la base du respect pour les autorités humaines. Comparez le fait raconté Lévitique 24.11 et suivants. Il s'agit ici d'un crime digne de mort comme les trois premiers de ce groupe.
Un prince dans ton peuple. Cette expression est très générale, sans doute à dessein et de manière à renfermer tout ce qui est élevé en Israël par position et par dignité. Comparez 1Pierre 2.13
28 Tu ne différeras point [à m’offrir de] l’abondance de ton [grenier] et de ce qui coule de ton pressoir. Le premier-né de tes fils, tu me le donneras. 29 Tu feras ainsi de ton bœuf et de ton menu bétail : il sera sept jours avec sa mère ; le huitième jour, tu me le donneras. 30 Et vous me serez des hommes saints, et vous ne mangerez point de la chair déchirée aux champs ; vous la jetterez aux chiens.
v. 28 · Bible annotée · 18/10/2026
29 et 30 Sur les prémices
Le respect pour le souverain implique le paiement de l'impôt. Or, l'impôt chez un peuple comme Israël, qui a Dieu pour souverain, ce sont les prémices des productions de la terre pieusement offertes. Le texte dit littéralement : Tu ne différeras pas ta plénitude et ce qui découle. Ce qui signifie évidemment : de m'offrir les prémices des riches productions de ta terre et du produit de tes vignes.
Les prémices sont de trois sortes : les premiers fruits du sol, les premiers-nés de l'homme et les premiers-nés des bestiaux ; comparez les prescriptions plus spéciales pour les fruits du sol Nombres 18.12 et suivants, et surtout Deutéronome 21.1-23, etc. ; pour les premiers-nés des bestiaux et des hommes Nombres 18.15 ; Deutéronome 15.19 et suivants, etc.
Pour ces derniers, comparez ce qui avait déjà été ordonné aussitôt après la sortie d'Egypte, Exode 13.12 et suivants. L'idée qu'il pût s'agir d'un sacrifice proprement dit à l'égard des premiers-nés des hommes est écartée par toute l'Ecriture. Il s'agit uniquement d'une consécration spéciale au service de l'Eternel dans le sanctuaire.
Sept jours. Avant sept jours, les bêtes étaient considérées comme n'étant pas encore bonnes à manger et, pour cette raison, n'étaient pas propres non plus à être offertes en sacrifice (Lévitique 22.27). On trouve dans le rituel des Romains des prescriptions pareilles.
v. 30 · Bible annotée · 18/10/2026
La relation de dépendance particulière dans laquelle Israël se trouve vis-à-vis de Dieu réclame de lui non seulement la consécration de ses biens, dont le paiement des prémices est le gage, mais encore l'abstention de tout ce qui est souillé, par conséquent aussi d'aliments tels que la bête trouvée morte ou déchirée. Le motif de cette défense et des défenses semblables n'est pas hygiénique, mais religieux : il y a là un symbole de la sainteté morale que devait posséder Israël. Ce qui le prouve, ce sont les premiers mots : des hommes saints, et le fait que d'après Deutéronome 14.21 de telles viandes pouvaient être données ou vendues aux étrangers. Pythagore commandait aussi à ses disciples de s'abstenir de la chair des bêtes déchirées et des bêtes mortes.