16 à 17 Cas de séduction.
Cette loi ne se rattache aux précédentes que par l'idée générale d'abus de confiance à l'égard de la propriété d'autrui. Une fille non fiancée est le bien du père. Deutéronome 22.25-27 traite de la séduction d'une fiancée, cas qui était puni comme celui d'adultère. Le vrai parallèle du cas dont il s'agit ici se trouve Deutéronome 22.28-29
Dans la loi israélite, la séduction est traitée non comme un cas criminel, mais comme un dommage qui doit être réparé (ce qui n'est pas le cas chez nous). Cette réparation est le mariage forcé, qui oblige l'époux, aussi bien que tout autre mariage, à payer un douaire au père de la fiancée. De plus, d'après le Deutéronome, le mariage est dans ce cas indissoluble, sans divorce possible. Si le mariage n'a pas lieu, ce qui ne petit arriver que par suite d'un refus formel du père (ou aussi de la fille, selon le Talmud), le séducteur n'en doit pas moins payer un douaire comme on le paie quand on épouse une vierge ; probablement cinquante pièces d'argent (comme Deutéronome 22.29).